L’effort de transparence de la part du Paris Saint-Germain mérite d’être salué. En publiant son rapport annuel de la saison 2018-2019, le club parisien permet de mieux comprendre comment il développe sa marque au-delà de la recherche de la seule performance sportive.

«Fort de revenus en constante progression, le Paris Saint-Germain continue de s’affirmer comme l’une des principales franchises sportives de la planète», écrit le club de la capitale dans ce rapport qui le présente sous son meilleur jour, mais ô combien instructif. La saison dernière, le PSG a totalisé 149,7 millions d’euros en recettes liées au sponsoring. Sans le Qatar ou presque. Une somme supérieure de plus de 55 millions par rapport à la saison précédente, due à l’arrivée de cinq partenaires sur l’année 2018 (Unibet, Renault, Socios.com, Lovebet, Hubside). Surtout, ce total ne comprend pas encore l’arrivée des contrats signés en 2019 avec le groupe Accor et l’équipementier Nike qui, à eux deux seuls, correspondent à des revenus estimés à 140 millions d’euros par saison.

Dans la bataille des chiffres autour du merchandising et des maillots réplicas, le PSG apporte de la visibilité. Au sein de son réseau de boutiques, le club a vendu 199.169 maillots (domicile, extérieur, troisième maillot). 27.000 de moins que lors de la saison d’arrivée de Neymar et de Kylian Mbappé. Mais le total monde a explosé avec plus d’un million de tuniques vendues.

Même en jouant par intermittence, le Brésilien semble bel et bien avoir fait franchir un palier au PSG. Pour ses recettes… et ses dépenses. La saison dernière, le club a versé 146,8 millions d’euros versés aux différents organismes sociaux (Sécurité sociale, Urssaf…). Le double de ce que le club reversait à ces mêmes organismes en 2012-2013. Le rapport précise également que le club a versé 21,3 millions d’euros en impôts et taxes à l’Etat et aux collectivités locales.

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La saison dernière, le Paris Saint-Germain a dépassé pour la première fois la barre symbolique du million de maillots vendus. Le partenariat exclusif signé par les Parisiens avec la marque Jordan (filiale de Nike) a agi comme un détonateur dans le succès commercial du PSG. Il a notamment ouvert au club le réseau de distribution de la marque américaine aux Etats-Unis et en Asie. Plus de 40 000 pièces ont été vendues «lors du seul week-end de lancement» souligne le rapport.

Le corolaire d’un effectif de stars, c’est un pouvoir d’attraction accrue. On le voit avec les partenaires et avec le public. La saison dernière, le Parc des Princes affichait un taux de remplissage de 95% pour un montant total des recettes de billetterie de 62,5 millions d’euros, avec 30.594 abonnés. Toutes compétitions confondues, le PSG évolue à guichets fermés depuis plus de soixante matches.

En communiquant ainsi, le PSG vient démentir ses détracteurs qui l’accusent d’être dépendant de l’argent du Qatar. Il prouve aussi qu’il est possible de faire émerger une superpuissance économique au sein du football français en partant de très loin. En sept ans, les recettes d’exploitation du club, hors prime de match et droits TV, ont augmenté de 227,8% à 315,1 millions d’euros. Les recettes de sponsoring connaissent la croissance la plus élevée : +718% en 7 ans. Cela s’explique en grande partie par l’augmentation du nombre de partenaires : 17 en 2012 contre 24 en 2019. Les recettes merchandising ont augmenté de 145% entre 2012 et 2019.