Le maillot turinois à l’effigie du pétrolier lybien Tamoil ne sera pas commercialisé par Nike pour des raisons politiques.

La Juventus Turin ne pourra bénéficier des recettes issues de la commercialisation de son maillot de Coupe d’Europe cette saison. Le principal sponsor de ce maillot est la compagnie pétrolière lybienne Tamoil. Or, en vertu des sanctions du gouvernement américain envers la Libye, l’équipementier du club, Nike, n’est pas autorisé à produire ce maillot. Ce sponsor un peu particulier ne posait aucun problème au précédent équipementier, l’italien Lotto. Mais la Juve a signé un nouveau contrat d’équipement avec Nike, qui délègue intégralement la gestion des produits dérivés du club au fabricant.

Les nouveaux contrats-maillots posent problème

Cette nouvelle forme de contrat, initiée par le Real Madrid et qui semble avoir fait ses preuves, acouche donc d’une situation inédite à laquelle n’avaient pas forcément songé ni les clubs ni les équipementiers. S’il est plus rentable à la fois pour le club et pour l’équipementier que ce dernier se charge de la commercialisation des produits dérivés, il n’est plus dès lors cohérent que le recrutement des sponsors-maillots se fasse sans concertation. Il est donc à prévoir que les équipementiers ajoutent une clause dans leurs futurs contrats, qui les impliquent dans le choix du sponsor.