Loin de l’objectif des 5.000 contaminations quotidiennes, avec 14.595 nouveaux cas mercredi, le gouvernement décide de repousser le retour des spectateurs dans les stades au 7 janvier 2021. Si l’épidémie est maîtrisée…

Les stades, mais aussi les salles de cinéma et spectacles «resteront fermés trois semaines de plus », annonce Jean Castex. «La situation sanitaire pourrait être pire en janvier », en cas de réouverture au 15 décembre, ajoute le Premier ministre.

« Nous ne sommes pas encore sortis de la deuxième vague », constate Olivier Véran, en ajoutant que « nous n’attendrons pas les 5000 diagnostics par jour au 15 décembre ». « Il y a plus de malades dans nos hôpitaux en France au cours de la seconde vague qu’il n’y en a eu lors de la première vague », assure le ministère de la Santé, en précisant que chaque minute, un nouveau français contaminé par le Covid-19 est hospitalisé.

Jean-Michel Blanquer, le ministre de l’Éducation et des Sports, avait préparé le terrain cette semaine sur BFM TV en indiquant qu’il espérait voir un retour du public dans les stades… en janvier, alors que la date du 15 décembre était jusque-là évoquée. Elle était surtout espérée par l’ensemble des acteurs du monde du sport. Alors que le ministère des Sports a rendu public la semaine dernière les modalités de distribution du fonds de compensation des pertes de billetterie du sport (107 M€), plusieurs acteurs ont souligné l’insuffisance des fonds alloués si le huis clos devait perdurer.

Le 2 décembre, Jean Castex avait déjà indiqué que ce retour des spectateurs ne serait « pas avant le 15 décembre, c’est sûr ». « Il faut l’espérer, c’est en tout cas ce que nous avons à l’esprit, a indiqué Jean-Michel Blanquer ce mardi. Mais ça aussi, ça se confirme en fonction de l’évolution épidémique. Et quand ça aura lieu, ce sera dans une perspective que l’on pourrait appeler proportionnelle, c’est-à-dire non pas un chiffre en valeur absolue, comme cela a pu être le cas dans le passé, quand on disait par exemple 5000, mais un chiffre proportionné à la taille de l’enceinte. 25 % ? Ce peut être ça, on verra, ce peut être un siège sur quatre, un siège sur deux, ça dépend là encore des données épidémiques. ça se pilote en fonction des données que nous avons. »