Alors que les paris sportifs occupent une place importante en NBA, la star des Spurs assure qu’elle n’acceptera jamais de faire la promotion d’un opérateur. Victor Wembanyama juge même « très triste » de voir certains joueurs associer leur image à ce secteur.
Interrogé après un entraînement de pré-saison sur la possibilité de le voir un jour promouvoir une société de paris sportifs, le Français a été ferme. « Absolument pas. Je ne ferai jamais ça », a répondu la star des San Antonio Spurs, avant d’aller encore plus loin : « Je trouve ça très triste de voir certains joueurs en faire la promotion. »
Victor Wembanyama précise toutefois que chacun reste libre de faire ses propres choix.
LeBron James, Kevin Durant et Giannis Antetokounmpo ont dit banco
La proximité entre le sport professionnel et les paris est un sujet particulièrement sensible. Le Français n’a cité aucun joueur en particulier, mais sa déclaration intervient quelques semaines après l’association entre LeBron James et Polymarket, plateforme de marchés prédictifs. Un contrat où le nouveau joueur des Sixers, quadruple champion NBA et ancien ambassadeur de la société de paris sportifs en ligne DraftKings, ne doit pas parler de basket mais faire la promotion… du football américain. Autre star de NBA, Kevin Durant est un ambassadeur de FanDuel. Double MVP de la ligue (2019 et 2020), Giannis Antetokounmpo est lui actionnaire de Kalshi, autre acteur majeur des marchés prédictifs. La NBA a toussé, mais n’a finalement rien trouvé à redire. Son règlement autorise les partenariats avec des opérateurs de paris et des marchés de prédiction, bien qu’il soit interdit aux joueurs de promouvoir les jeux d’argent auprès du public de la NBA. La frontière semble mince. La ligue compte elle-même DraftKings et FanDuel parmi ses partenaires officiels, tout en ayant dû renforcer ses contrôles après les différentes affaires de paris suspects et en ayant aussi communiqué contre les menaces des parieurs à l’encontre des basketteurs.
Sous contrat avec Nike ou encore Louis Vuitton, Wembanyama entend sélectionner ses partenariats dans le but d’« inspirer » les autres. « Par le passé, l’aspect financier entrait en ligne de compte », a-t-il confié. « Ce n’est plus le cas (…) Aujourd’hui, je veux promouvoir des choses qui ont un impact positif, une bonne influence, et avec lesquelles je peux partager des messages et des valeurs. »
« Évidemment, nous gagnons des millions et des millions. Ce n’est pas notre plus grande force. Notre plus grande force, c’est d’inspirer. Je veux inspirer de manière positive », a-t-il plaidé.
Le Français de 22 ans vient de prolonger son contrat avec les Spurs pour cinq ans pour un montant de 252 M$.