LeBron James reste un joueur « bankable ». Son dernier contrat marketing conclu avec Polymarket confirme son sens des affaires… au risque de renier ses principes.
Les dessous du nouveau contrat signé par LeBron James avec Polymarket émergent. Il va rapporter 8 M$ par an au basketteur au cours des deux prochaines années, soit environ deux fois son salaire actuel de joueur avec sa nouvelle franchise des Philadelphie 76ers (un peu moins de 4 M$ par an). En contrepartie, James se serait engagé à fournir plusieurs prestations, notamment des publications sur les réseaux sociaux et la création de contenus. Du classique. Mais Polymarket n’est justement pas un acteur classique.
Interdite en France, Polymarket est une plateforme de marché prédictif sur blockchain qui permet de parier sur l’issue d’événements réels sportifs ou autres (élections, économie, etc.), en agrégeant les mises des utilisateurs pour en tirer des probabilités. Lancée en 2020, elle a connu une croissance rapide.
Le partenariat avec « King James » ne portera pas sur le basket, mais sur le football américain, en raison des règles de la NBA : la ligue autorise ses joueurs à s’associer à des plateformes de marchés prédictifs, mais leur interdit de promouvoir des contrats liés directement aux matchs NBA. Son engagement suscite de nombreuses réactions. En acceptant de prêter son image à un univers controversé, James légitime les marchés prédictifs auprès du grand public malgré les défis éthiques liés à l’intégrité sportive. En 2023, James avait expliqué que les paris sportifs pouvaient rendre les matchs moins équitables et détourner l’attention du jeu. Visiblement, il a changé d’avis.