Plusieurs entreprises marseillaises se mobilisent derrière la candidature de Marseille pour l’organisation de la Coupe de l’America 2007. D’Eurocopter à Sodexho Alliance, en passant par Ricard, les patrons marseillais ont créé Entreprises Marseille America.

Ce groupe de soutien lance une opération de communication auprès des décideurs anglo-saxons et suisses. Ainsi, des pages de publicité ont été achetées dans The Times (à paraître le 4 novembre) et dans divers supports helvétiques (le 7 novembre) pour vanter le dynamisme économique de la ville. Si Marseille est choisie – décision le 26 novembre -, Entreprises Marseille America mettra en place un pôle de compétence qui regroupera un certain nombre de cadres, disposant d’une compétence particulière en matière financière, sociale, juridique ou de technologie au service des défis en compétition.

L’enjeu pour la ville est d’importance. Joseph Perez, président de la Société Marseillaise de Crédit, parle de la Coupe de l’America comme d’un effet de levier pour le développement économique de la ville et de toute la région. Inspirés par l’exemple d’Auckland (Nouvelle-Zélande), les chefs d’entreprise marseillais espèrent que la ville dégagera plus d’un milliard d’euros de bénéfices. Au vue des retombées économiques liées à l’organisation de la précédente Coupe de l’America à Auckland, la ville de Marseille estime que les trois ans d’organisation et la course en elle-même permettront à Marseille d’obtenir des retombées économiques de l’ordre de 1,350 milliard d’euros. Une première estimation a été faite au niveau des dépenses liées à la préparation des défis. C’est-à-dire durant la période préparatoire (mi 2005 – septembre 2007). 15 à 19 défis sont attendus par les organisateurs contre 9 à Auckland. Chaque défi représentant un budget compris entre 40 et 100 millions d’euros et comportant de 80 à 130 personnes.

Marseille est en concurrence avec Lisbonne (Portugal), Valence (Espagne) et Naples (Italie).
Une aubaine pour un défi français ?

Est-ce que l’obtention par Marseille de l’organisation de la Coupe de l’America favoriserait les desseins d’un des trois défis français en préparation ? C’est fort probable. Voici la réponse que nous a fournie Joseph Perez à ce sujet : Compte tenu des sommes en jeu, il y a très peu d’entreprises à Marseille qui peuvent devenir partenaire d’un défi. Mais oui, c’est envisageable.