Les championnats du monde d’escalade se déroulent du 14 au 18 septembre à l’AccorHotels Arena. Quels sont les enjeux de cet événement pour le monde de l’escalade ? Comment la Fédération française de la montagne et de l’escalade (FFME) s’est-elle préparée pour organiser les Mondiaux ? Que viennent chercher les partenaires dans l’escalade, nouvelle discipline programmée aux Jeux Olympiques de Tokyo en 2020 ? Le directeur technique national de la FFME, Pierre-Henri Paillasson, a répondu aux questions de Sponsoring.fr.

Qui sont vos partenaires pour ces Championnats du monde ?
Pierre-Henri Paillasson Nous disposons d’un budget de 2,66 millions d’euros. Au niveau public, la région Île-de-France, la ville de Paris et l’Etat sont les premiers financeurs. Ensuite, ce sont des partenaires privés. Tout le partenariat mur est pris en charge par la société Walltopia, leader du mur d’escalade dans le monde. Nous sommes aussi partenaires de l’assurance Allianz et la société d’assistance Mondial Assistance. Après, nous avons plusieurs partenariats au niveau des prises. Par choix, nous avons décidé de ne pas avoir de partenaire exclusif. Ce sont des partenariats fournisseurs (Beal, Cheeta, Climbmat, HRT, Y&Y Vertical). Ils ne participent pas financièrement, mais contribuent à l’organisation via de l’échange de matériel ou par une prestation de service. Enfin, il y a la billetterie. C’est très important pour nous, car le nombre de places vendues nous permet de juger de la réussite de l’événement. Nous avons une jauge de 9.600 places dans l’AccorHotels Arena, dont 1.000 invités. Nous avons établi une politique de prix à destination des groupes et des clubs. Nous avons comme objectif de remplir la salle pour le week-end.

Qu’est-ce qui attire les partenaires dans l’escalade ?
C’est un sport indoor et outdoor. Les partenaires ont le choix entre les deux images. Certains sont très attachés à l’image de l’escalade naturelle, à l’extérieur, proche de ‘alpinisme, et d’autres sont plus attachés à la compétition, au mouvement olympique et aux nouvelles techniques de développement du matériel. C’est un sport qui a les deux facettes et c’est un atout très important pour nous. Plusieurs de nos partenaires nous accompagnent depuis des années. Allianz est un partenaire historique. Nous avons fait un travail important avec eux, notamment sur les consignes de sécurité. Beal a toujours répondu présent, même quand c’était dur, il y a 15-20 ans. Ce sont les numéros 1 dans la construction des cordes d’escalade. Pour eux, miser sur la Fédération, c’était miser sur le développement de l’activité. Ils ont eu raison : en 15 ans, nous sommes passés de 35.000 licenciés à plus de 90.000, dont 48% de femmes.

Quels types de partenaires recherchez-vous ?
Des banques, des constructeurs automobiles. Nous aimerions avoir des partenaires en dehors de l’activité de l’escalade, afin de nous aider à monter des événements d’envergure. En France, nous sommes en avance sur l’organisation, mais nous pensons qu’il y a moyen de faire évoluer les règlements pour avoir plus d’épreuves attractives. Il y a énormément de sociétés privées qui investissement dans l’escalade. C’est une activité qui est en train de grandir. Nous sommes à un carrefour de notre développement. Nous avons un produit très performant et qui ne fait que commencer son « ascension ». La seule chose qui nous freine pour l’instant, c’est notre capacité à construire des murs.

Propos recueillis par Benjamin Feurgard