L’association Human Rights Watch souhaite que les sponsors des Jeux olympiques d’hiver à Pékin, qui ont lieu dans quatre mois, prennent la parole contre le bilan «épouvantable» de la Chine en matière de droits de l’homme.

Les sponsors des Jeux olympiques d’hiver à Pékin (4-20 février 2022) doivent faire pression sur le régime chinois et sur le Comité international olympique (CIO) en matière de droits de l’Homme, plaide Human Rights Watch (HRW). « Il ne reste que trois mois avant les Jeux olympiques d’hiver de 2022 à Pékin, mais les entreprises qui les sponsorisent restent muettes sur la façon dont elles exercent leur influence pour lutter contre le bilan épouvantable de la Chine » en matière de droits de l’Homme, a dénoncé Sophie Richardson, directrice Chine de HRW. « Ces entreprises sont en train de laisser passer une occasion de démontrer leur engagement » envers les droits de l’Homme « et risquent plutôt d’être associés à des Jeux olympiques entachés de censure et de répression », a-t-elle ajouté.

HRW appelle le Comité international olympique à reconnaître que le gouvernement chinois « viole les engagements » pris en matière de droits de l’Homme pour accueillir les Jeux olympiques.

Plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme accusent Pékin d’avoir interné au Xinjiang (nord-ouest de la Chine) au moins un million de musulmans ouïghours dans des « camps de rééducation ». Pékin dément ce chiffre et parle de « centres de formation professionnelle » pour combattre islamisme et séparatisme dans cette province qui avait été touchée par des attentats attribués à des Ouïghours.

La flamme olympique a été remise fin octobre à la Chine lors d’une cérémonie officielle en Grèce perturbée par des militants pro-Tibet.

Le mois dernier, un haut responsable du CIO a estimé qu’il n’était pas dans les attributions du comité de demander des comptes à un État en la matière.