Née d’une rencontre avec l’explorateur Nicolas Vanier, La Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc s’élance pour une 8e édition du 7 au 18 janvier. Henry Kam, son fondateur, nous présente les particularités d’organisation d’une épreuve hors du commun.

Le modèle économique de la Grande Odyssée a-t-il évolué afin de s’adapter aux conditions économiques ?
Non. Le budget, légèrement supérieur à un million d’euro, de la Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc est stable d’une édition à l’autre pour la simple et bonne raison que nous avons des partenaires fidèles. Depuis 2007, Savoie Mont-Blanc (association chargée par les conseils généraux de Savoie et de Haute-Savoie d’assurer la promotion touristique des deux départements, ndlr) nous accompagne et donne son nom à l’épreuve. Il y a six ans les laboratoires Merial (filiale de Sanofi) étaient déjà présents. L’Union française de l’hélicoptère (UFH) est là depuis deux ans.

N’est-ce pas curieux de retrouver ce groupement professionnel comme partenaire d’une épreuve qui met en avant ses liens avec la nature ?
Pas du tout. L’Union française de l’hélicoptère (UFH) regroupe l’ensemble des acteurs de la filière. Du militaire au civil. Elle vient promouvoir ses deux métiers : le transport et les secours. Elle diffuse des messages pendant les étapes afin de sensibiliser le public sur l’intérêt de l’hélicoptère dans l’écosystème de la montagne.

L’épreuve reste particulière, comment expliquez-vous sa pérennité ?
J’ai l’habitude de dire que s’engager sur La Grande Odyssée Savoie Mont-Blanc est aussi une affaire de coeur. C’est participer à une aventure qui traverse 24 des 110 stations de Savoie et de Haute-Savoie. La Grande Odyssée est d’abord une grande fête, gratuite pour le public (100.000 spectateurs en cumulé sont attendus pour l’édition 2012), qui offre une opportunité unique de fédérer toutes les stations alors qu’elles ont peu d’occasions d’avoir un projet commun.

C’est ce qui motive les acteurs régionaux de s’associer à l’événement ?
La pratique du chien de traîneau n’est pas un business. En revanche, la Grande Odyssée fait rêver. Chacun trouve une clé de lecture qui lui ait particulière. L’épreuve est devenue un vecteur d’image pour la montagne. Les stations qui nous accompagnent ont compris l’intérêt de participer à l’événement au travers de la promotion de leur territoire (une station verse 10.000 euros par jour de course pour accueillir une étape, ndlr). L’épreuve a aujourd’hui un impact sur le plan national avec des reportages qui lui sont consacrés dans les journaux télévisés.

L’avenir de l’épreuve est-il pour autant assuré ?
Les partenariats en cours valent également pour l’édition 2013. Mais nous allons rapidement engager les discussions pour préparer les éditions suivantes.