L’organisation non gouvernementale (ONG) de protection de l’environnement intime aux organisateurs de la Coupe du monde de rugby France 2023 de mettre un terme à la participation de TotalEnergies au sponsoring de la compétition, pointant la continuité des activités de l’entreprise en Russie et ses émissions de CO2.

En plus d’une pétition, Greenpeace publie une lettre ouverte pour demander aux organisateurs de la prochaine Coupe du monde de rugby, qui se déroulera en France en 2023, de refuser le sponsoring de TotalEnergies.

Rappelant l’exclusion de la Russie et de la Biélorussie de la compétition, la lettre estime qu’il y a une « incohérence de taille» : « TotalEnergies, seule major pétro-gazière occidentale à ne pas s’être retirée de Russie, fait toujours partie des sponsors officiels de l’événement ». L’ONG rappelle aussi que ce contrat de sponsoring permettrait de financer 1% de la compétition, et s’interroge : « La Coupe du monde de rugby va-t-elle gâcher la fête pour conserver ce 1% ? »

À cette lettre ouverte s’accompagne un courrier adressé par le directeur général de Greenpeace France Jean-François Julliard à Claude Atcher, directeur général de la Coupe du monde de rugby 2023. Il y déclare que « TotalEnergies est l’un des plus gros émetteurs de CO2 au monde » et que « le sponsoring sportif est l’une des stratégies utilisées par TotalEnergies pour assurer l’acceptabilité sociale de ses activités industrielles destructrices en se faisant passer pour une entreprise philanthrope, au service de la société et du sport ».

TotalEnergies et la Coupe du monde de rugby 2023 ne sont pas les seules cibles de Greenpeace. En octobre dernier, l’ONG, avec une trentaine d’organisations, a lancé une initiative citoyenne européenne « pour la fin des publicités, partenariats et mécénats pour toute entreprise vendant des biens et services fossiles ».