Du 10 au 12 décembre, le Qatar compte réunir plusieurs acteurs influents du monde du sport pour la première édition de Doha Goals. Sebastian Coe, président du comité d’organisation des JO de Londres, Jean Todt, président de la Fédération internationale automobile (FIA), ou encore les ex-sportifs Carl Lewis, Mark Spitz sont notamment attendus dans la capitale de l’émirat qui a fait du sport un de ses principaux vecteurs de communication depuis quelques années. Le rendez-vous a vocation à lancer des initiatives qui auront un impact concret, selon Richard Attias, à l’origine du projet.

La capitale du Qatar va accueillir la crème des acteurs de la société civile, des mondes politique et sportif afin de réfléchir aux enjeux du sport et son rôle dans les sociétés. La fondation Aspire (basée à Doha) qui a plus de 10 ans d’âge et dont la vocation est la promotion du sport et de son accès aux jeunes notamment, est le porteur du Doha Goals, précise Richard Attias, à l’origine du développement du Forum économique mondial de Davos. L’homme réfute d’ailleurs la comparaison avec le rendez-vous de Davos. Dès qu’un grand rassemblement se tient, on l’appelle le Davos de quelque chose, précise Richard Attias à l’AFP. La grande différence du Doha Goals comme des forums que j’ai créés depuis 3 ans, c’est qu’il se tourne résolument vers l’action. C’est un appel à l’action, aux initiatives, aux résultats concrets. Sinon ce sera une conférence de plus. Le maître de cérémonie promet que ce ne sera pas un énième rendez-vous sans lendemain. L’objectif est avant tout de créer une communauté de décideurs politiques, économiques, d’ONG, de patrons de fédérations, d’athlètes, d’étudiants, d’enseignants, de médecins notamment qui partagent notre conviction que le sport est un merveilleux outil de développement social et économique. Sur cette base, en partageant des idées, nous lancerons des initiatives qui auront un impact concret dans différents domaines et sur différents continents, assure-t-il.

Après trois jours d’échanges (débats, conférences, tables-rondes, et think-tanks), les participants signeront une feuille de route pour l’année à venir. Il s’agira d’aboutir à des initiatives concrètes qui seront suivies tout au long de l’année pour s’assurer que cela ne reste pas lettre morte. Une ONG verra le jour à la suite du rendez-vous avec des moyens levés auprès du secteur privé qui trouverait un intérêt plus grand que d’être le simple sponsor d’un événement.

Parmi d’autres rendez-vous, le Qatar organisera dans les prochaines années le Mondial de handball (2015), les Championnats du monde d’athlétisme (2017) et la Coupe du monde de football en 2022. Doha Goals s’apparente à un outil supplémentaire de communication pour le Qatar. Pas du tout selon l’homme d’affaires : Le Qatar, pays que je connais depuis 1994 lorsque personne ne s’y intéressait, n’a pas besoin de Doha Goals pour communiquer. Le sport est dans l’ADN de ce pays et les critiques ne sont que le reflet des initiatives qui dérangent ceux qui n’entreprennent pas.