Le musée national du sport en prend pour son grade dans le dernier rapport de la Cour des comptes. Créé en 1963, le musée national du sport est qualifié de musée imaginaire ou musée virtuel.

La Cour des comptes stigmatise son absence de local, de gouvernance et de politique. Pourtant, ce musée, rattaché au ministère des sports, abrite une collection de 600.000 objets et jouit de l’étiquette Musée de France depuis 2004, date à laquelle elle ne recevait plus de visiteurs depuis… 7 ans. Installé sur deux étages du Parc des Princes, où évolue le club de football du Paris SG, en 1979, le musée n’y a exposé sa collection qu’entre 1988 et 1997 avant de céder du terrain à l’occasion de la Coupe du monde organisée en France. Une partie de la collection a été installée en 2008 dans une vitrine du ministère des sports, dans le XIIIe arrondissement de Paris, pour une somme considérable (4,4 millions d’euros de travaux soit 3.800 euros du m2) au regard du nombre de pièces exposées (350), et de visiteurs (moins de 50 en moyenne par jour).

La gouvernance elle aussi est virtuelle selon la Cour des comptes, ainsi que la tutelle du ministère des sports. Dans un droit de réponse ajouté au rapport de la Cour, la ministre Chantal Jouanno note qu’un protocole a été signé en mai 2010 afin de délocaliser le musée à Nice, dans 5.000 m2 du futur prochain grand stade. Un déménagement qui ne résoudra pas le coût prohibitif de la vitrine parisienne.

Au total, ce musée doté d’un budget de 900.000 euros annuels n’a généré que 22.758 euros de recettes.