Dimanche 2 octobre, les meilleurs pur-sang de la planète ont rendez-vous à Chantilly pour le rendez-vous de l’année : le Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Elue « Plus grande course au monde », cette compétition dotée de 9,14 millions d’euros constitue le Graal pour tous les acteurs des courses de galop. Un spectacle qui réunit 1 milliard de téléspectateurs dans le monde.

Souvenez-vous, en 2007, France Galop et le Qatar Racing and Equestrian Club (QREC) signent un accord de naming pour le Prix de l’Arc de Triomphe. La première offensive de l’émirat dans le sport français. L’association du jeune pays à la plus prestigieuse course de plat au monde était une étape dans la recherche de rayonnement mondial de l’émirat. Une stratégie déployée avec des moyens importants. Après un premier accord courant jusqu’à 2012, QREC a prolongé de dix ans son contrat. Créé en 1920, le Prix de l’Arc de Triomphe n’a cessé de voir grandir sa notoriété.

L’événement sert d’épreuve finale des EpiqE Series, le nouveau circuit d’élite qui réunit les 14 plus grandes courses de galop et de trot en France. Ce championnat participe à la volonté de France Galop, la maison mère des sociétés de courses de galop, de redonner de l’attractivité aux courses en les repositionnant sur « le marché des grands spectacles ». Il s’agit d’améliorer notre visibilité avec une offre plus simple à comprendre, nous explique Jean-Christophe Giletta, directeur général adjoint en charge de la communication, du marketing et du développement de France Galop. Outre la théâtralisation des courses, la modernisation de l’expérience client dans les hippodromes est lancée. Sur ce point, le chantier de la modernisation de Longchamp (131 millions d’euros entièrement financés par France Galop) oblige les organisateurs à s’installer à Chantilly. Ce qui n’est pas sans poser certaines contraintes. Nous devons monter 25.000m2 de structures pour avoir l’équivalent des espaces de réception dont nous disposions à Longchamp, explique M. Giletta. L’affluence risque de s’en ressentir pour des raisons à la fois structurelle (15.000 places disponibles en tribune à Chantilly contre 40.000 à Longchamp, ndlr) et conjoncturelle. Alors que 40 % des spectateurs de l’Arc sont des étrangers, les tour-opérateurs japonais boudent la France. Ils considèrent la France, au même titre que les Etats-Unis, comme un pays en guerre et n’assurent plus leurs clients, ce qui décourage une partie du public japonais, pourtant friands de courses hippiques, de se rendre en France.

L’opération « Chantilly » devra être renouvelée l’année prochaine. Il est acquis maintenant que l’épreuve ne pourra pas se disputer dans le nouveau Longchamp en 2017. Le timing du chantier est trop serré, avoue Jean-Christophe Giletta. Bouygues doit nous rendre les clés 21 septembre 2017. Mais ce déménagement imposé a aussi ses atouts. L’hippodrome de Chantilly est un superbe écrin avec les écuries historiques et le château en toile de fond, rappelle Jean-Christophe Giletta. Le décorum va offrir de magnifique d’images au milliard de téléspectateurs dans le monde, et contribuer au prestige de l’épreuve. C’est aussi ça que le Qatar est venu chercher en France.
Une application en réalité augmentée

France Galop propose de suivre l’épreuve en réalité augmentée, en téléchargeant l’application mobile Qatar Prix de l’Arc de Triomphe. Il suffit ensuite de scanner le logo de l’épreuve ou le visuel publicitaire pour découvrir les caractéristiques d’un pur-sang au départ.