Pour la seconde édition du ePrix de Paris (sixième manche du Championnat du monde), samedi 20 mai, les organisateurs promettent d’améliorer l’expérience des spectateurs sur un circuit inchangé autour des Invalides. Le nombre de places en tribunes est porté de 2000 à 7000.

Après la première édition, en avril 2016, qualifiée de succès phénoménal à tous les points de vue par le patron de la Formule Electrique (championnat du monde de monoplaces à propulsion 100 % électrique, ndlr), Alejandro Agag, lors de la conférence de presse de présentation de l’édition 2017, une analyse a été faite pour voir quelles étaient les choses à améliorer. La première était la visibilité de certains spectateurs, qui avait motivé une série de plaintes l’an dernier, a expliqué ce dernier. Des écrans géants seront donc visibles cette année depuis les tribunes agrandies, dont le point de vue sera également soigné, sans publicité sur les grillages pouvant masquer la piste. Le «eVillage», un espace de divertissement dédié à la Formule E sur l’Esplanade des Invalides, sera également agrandi. Sa surface sera doublée et il sera libre d’accès dès vendredi 19 mai, de 12 heures à 22 heures, puis samedi 20 dès 7 heures du matin. Toujours installé sur la pelouse des Invalides, dans le prolongement du tracé inchangé, il proposera des séances d’autographes avec les pilotes, des courses sur simulateurs, des jeux et la possibilité d’assister – de loin – au changement de voiture à mi-course, puisque, jusqu’à la saison 5, les monoplaces n’ont pas une autonomie suffisante pour boucler l’ePrix d’une traite.

Pour tous les publics

Contrairement à l’édition 2016, l’accès sera ouvert gratuitement au public, dès la veille du ePrix. Nous avons travaillé pour que l’expérience des spectateurs soient bien meilleure, a confirmé Pierre Rabadan, conseiller sport de la maire de Paris, Anne Hidalgo. L’enjeu n’est pas mince. Il y a un an en effet, l’organisation pour la première fois d’une course automobile au cœur de la capitale créait l’événement et suscitait une attente importante de la part d’un public français sevré de sports mécaniques. Un enthousiasme à la hauteur de la déception qui s’ensuivit : les spectateurs en nombre limité – en partie pour cause d’état d’urgence –, parqués derrière de hautes grilles, obligés de se contorsionner pour apercevoir un bout de la course. Cette année, la capacité en tribunes passe de 2.000 à 7.000 places à des tarifs allant de 27,50 euros à 55 euros. Les billets ont été vendus en quelques heures. Mais 40.000 places gratuites (debout) étaient disponibles pour ceux qui viendront librement circuler le long du tracé. Pour associer les Parisiens, une tribune est réservée aux riverains cette année et les élèves de CM2 sont invités à l’eVillage le vendredi. En s’inscrivant sur le site de la mairie de Paris, il était possible également de parcourir le circuit en vélo (électrique bien sûr). Quant aux commerçants du quartier, ils sont pour la première fois associés à l’ePrix, par la tenue d’un stand ou une mise en avant.

Ce sera le « Qatar Airways Paris ePrix »