La fin est proche pour Leo Kirch. Acculé, le magnat allemand pourrait quitter la présidence de l’empire qu’il a fondé.

Toujours à la lutte pour assurer la survie de son groupe, Leo Kirch devrait laisser son fauteuil de président du Groupe Kirch. Les banques sont prêtes à injecter de l’argent frais dans sa société criblée de dettes, à condition de pouvoir en prendre le contrôle.

Quatre banques, toutes créancières du groupe, sont prêtes à injecter des fonds (800 millions d’euros) dans la principale filiale du groupe, KirchMedia, qui rassemble notamment les activités de télévision en clair, de droits sportifs, de négoce de licences et de production TV de la galaxie Kirch. En contrepartie, elles demandent à Leo Kirch de renoncer au contrôle de son empire, dont il détient 79 % avec son fils Thomas. Parmi ces investisseurs figurent Rupert Murdoch et l’une des sociétés (Fininvest) du président du conseil italien Silvio Berlusconi.

Le Groupe Kirch accuse une dette de 6,5 milliards d’euros. Sa filiale KirchMedia est propriétaire de la chaîne à péage Premiere (le Canal + allemand) et de la holding qui gère les droits de retransmission de la F1. KirchPayTV, qui administre Premiere, perd deux millions d’euros par jour.