La Formule 1 a généré un profit de 530 millions de dollars (420 M€) l’an dernier sur 1,7 milliard de dollars (1,35 Md€) de chiffre d’affaires, a-t-on appris après une enquête de la presse anglaise. Un résultat en hausse malgré un Grand Prix en moins en 2013 et rendu possible par la signature de plusieurs contrats majeurs de sponsoring comme avec la marque horlogère Rolex et la compagnie aérienne Emirates. Les contrats signés ont gonflé les revenus marketing de la F1 de 53,4 millions de dollars. Ils atteignaient un total de 259 millions de dollars au 31 décembre 2013. Les hospitalités commercialisées en marge des Grands Prix ont rapporté 87,8 millions de dollars. Enfin, les droits de retransmission constituent la plus importante source de revenus pour la discipline reine du sport automobile avec 1,3 milliard de dollars comptabilisé pour 2013.

A la lecture de ces chiffres, on comprend d’autant mieux pourquoi Bernie Ecclestone refuse de céder les droits marketing des Grands Prix aux organisateurs, ne leur laissant que la billetterie pour amortir leurs investissements. On comprend aussi pourquoi les écuries cherchent à revoir fréquemment la répartition des revenus générés par la F1. Pour CVC, l’investissement réalisé en 2005 s’avère particulièrement rentable. Contre les 965 millions de dollars levés avec son fonds et un prêt de 1,1 milliard auprès de la Royal Bank of Scotland, CVC a encaissé 4,4 milliards de dollars depuis.