Certes, ils sont encore peu nombreux, voire même très isolés. Mais les partisans du plafonnement des salaires des joueurs trouvent un certain échos en pleine période des transferts. L’effet Real Madrid ?

Le directeur exécutif d’Arsenal, Ivan Gazidis, souhaite l’instauration d’un salary cap dans le football, à l’image de ce qui se pratique dans les grandes ligues américaines de sports (NBA, NFL et MLB). Je pense qu’il serait utile de réfléchir à la question. Aux Etats-Unis, les clubs ont l’obligation de fournir une stabilité et un modèle d’entreprise et je pense qu’une certaine forme de modération salariale est un élément à prendre en considération. Il existe de nombreuses façon dont ça pourrait fonctionner explique-t-il au Guardian.

Le dirigeant londonien s’avoue cette fois vaincu face aux énormes moyens financiers de ses concurrents comme Manchester City et Chelsea. Récemment, City a formulé une offre supérieure à 200.000 euros par semaine pour le Camerounais Samuel Eto’o

Ancien dirigeant de la MLS, la ligue américaine de football, Gazidis rejoint la ligne de son manager, Arsène Wenger, très critique sur la politique inflationniste conduite par le Real Madrid de Florentino Pérez.

En même temps, Arsenal n’est pas non plus le club le plus philanthropique de la planète. Les Gunners étudient une proposition du milliardaire russe Alisher Usmanov, déjà propriétaire de 25% des parts du club, visant à émettre de nouveaux titres, ce qui permettrait de faire rentrer de l’argent dans les caisses du club. Lui-même pourrait en profiter pour augmenter sa participation. Je suis ouvert d’esprit, se justifie Gazidis . Nous avons chargé Rothschild de conseiller le board. Nous devons être sûrs que cela serait un apport réel et durable pour le club. On imagine déjà la réponse…