Orange a préempté les droits UMTS du football français, bloqués jusqu’en 2004, pour 400 MF. De quoi voir venir !

Orange a pris les devants. La filiale de téléphonie mobile de France Télécom a préempté les droits UMTS du football français dans un contrat de 400 MF.

Pourquoi une telle précipitation alors même que cette nouvelle norme technologique n’est pas encore lancée sur le territoire français ? Pourquoi 2004 ?

Pour 30 milliards de francs, France Télécom a acquis auprès du gouvernement français une licence de diffusion dite de troisième génération permettant de recevoir de la vidéo sur des téléphones mobiles ou des ordinateurs portables. Sans compter le coût de développement des infrastructures liées à cette technologie, les licences UMTS pèsent déjà lourdement dans les comptes des opérateurs télécoms. Il est nécessaire pour eux de rentabiliser au plus vite les dépenses engagées en offrant un contenu attractif aux futurs abonnés. Or, l’information sportive arrive en tête des services les plus recherchés. Afin d’éviter une plus grande explosion encore des droits sportifs UMTS et la concurrence d’autres opérateurs de téléphonie mobile, ou d’autres médias, France Télécom a préféré prendre les devants.

Pour 400 MF, sur une période de 7 ans, l’opérateur historique a acquis, auprès du Groupe Jean-Claude Darmon, les images de plus de 28 clubs issus de la première comme de la deuxième division française.

Un pari risqué car la visibilité sur les programmes diffusés sur des terminaux UMTS est encore très limitée. Qui plus est, cette technologie ne sera pas disponible pour le grand public avant 2004 ! D’où la date fixée dans le contrat. De plus, les droits signés entre la Ligue Nationale de Football (LNF) et les chaînes de télévision ou opérateurs satellites (Canal +, CanalSatellite et TPS) garantissent le gel total des droits accessoires comme l’UMTS. Une façon pour ces opérateurs de protéger des programmes chèrement acquis.