« Le football existe depuis des années et des années. La Super Ligue n’avait pas à cœur de défendre les intérêts du football », estime le président du Paris Saint-Germain Nasser Al-Khelaïfi.

«Vous pouvez envisager des changements mais pas briser la tradition qui fait que chaque club peut espérer atteindre ses rêves », a insisté le président parisien dans des déclarations à l’AFP, resté loyal dans cette crise à l’UEFA et à sa Ligue des champions, compétition phare du ballon rond en Europe depuis 1955. En récompense, Nasser Al-Khelaïfi, qui occupe une fonction stratégique en tant que président de beIN Média, a été nommé à la tête de l’Association européenne des clubs (ECA), à la place d’Andrea Agnelli (Juventus), l’un des leaders de la mutinerie.

Pour le dirigeant qatarien, le fait que le projet de Super Ligue prévoyait de rassembler chaque saison 15 clubs « fondateurs », qualifiés d’office, et seulement cinq équipes sélectionnées sur critères sportifs était une ligne rouge en opposition totale avec la tradition méritocratique du football européen. « Toutes les équipes doivent avoir la possibilité de participer un jour aux plus grandes compétitions, et tout en restant sous l’aile de l’UEFA », a fait valoir Nasser Al-Khelaïfi, tout en assurant être ouvert à des évolutions du format de la compétition reine. « La Ligue des champions est une marque très solide qui doit être préservée, mais nous devons toujours pouvoir nous adapter au marché, et c’est vrai pour toutes les compétitions, domestiques ou internationales », a-t-il conclu.