La ligue allemande de football (DFL) annonce la conclusion d’un accord entre les clubs sur la répartition des nouveaux droits de retransmission de la Bundesliga. En Italie en revanche, la crise couve toujours.

Le Bayern Munich n’ira donc pas au clash comme il l’avait annoncé il y a quelques semaines. Le club bavarois, qui réclamait une part plus importante sur les droits TV, a été partiellement entendu. Les représentants des 36 clubs professionnels allemands sont parvenus à un accord pour la répartition des 420 millions d’euros versés chaque saison par le consortium Arena jusqu’en 2008-2009.

L’accord prévoit que 78,5% de la somme annuelle versée à la DFL à partir de la saison 2006-2007, sera attribué aux 18 clubs de la 1re division, les clubs de 2e division recevant les 21,5% restant, contre 78% pour les clubs de D1 et 22% pour les clubs de D2 selon l’accord en cours. Mais ce qui change vraiment, c’est l’abandon du principe de solidarité au profit des résultats sportifs des quatre dernières saisons. Selon la DFL, la répartition sera faite en fonction de coefficients affectés au classement des quatre dernières saisons : 4 pour le classement de la saison écoulée, 3 pour le classement de la saison précédente, etc.

Avec ce nouveau système, et en cas de titre en 2006-2007, le Bayern Munich pourra recevoir 23,3 millions d’euros, plus une prime de 4 millions d’euros pour le titre, contre 16 millions actuellement. Le modèle de répartition défini est juste et personne ne peut s’en plaindre, a indiqué Karl-Heinz Rummenigge, directeur général du Bayern Munich et membre du comité directeur de la DFL. Seul bémol exprimé : celui du président de Bochum. Werner Altegoer, unique représentant de la 2e division allemande au sein du comité directeur de la DFL, a regretté le poids des clubs de 1re division Quand 7 des 8 votants représentent des clubs de D1, il ne peut y avoir de parité.
A tout prendre, les Allemands préfèrent sans doute leur situation à celle du football italien. Non contente d’afficher des déficits records, la Serie A se trouve dans une impasse. Le président de la Sampdoria de Gêne continue de prêcher dans le désert en réclamant une réparation plus équitable des droits TV. Et de menacer : Si les choses ne changent pas, le 4 mars, nous ne nous alignerons pas contre la Juventus, même pas avec les juniors. Comme plusieurs clubs, les moins puissants, la Sampdoria demande le retour à une négociation collective des droits TV. Le mirobolant contrat de la Juventus Turin, 218 millions d’euros de droits TV sur la période 2007-2009 avec Mediaset, propriété de Silvio Berlusconi, ayant abouti à la démonstration par l’absurde de l’iniquité du système.