La NBA approuve – mais qui pouvait en douter ? – le rachat des Charlotte Bobcats par Michel Jordan. L’ancienne superstar de la ligue nord-américaine de basket-ball devient le premier ex-joueur propriétaire d’une franchise.

Drôle d’association. Charlotte, c’est un peu l’anti-Michael Jordan. Sportivement, les Bobcats ne jouent jamais les premiers rôles même si l’équipe abrite le capitaine de l’équipe de France, Boris Diaw. Les Charlotte Bobcats n’ont encore jamais atteint le stade des play-offs en NBA. Ce qui contraste avec la réussite de son nouveau propriétaire, vainqueur à six reprises du championnat. Economiquement, la franchise n’est pas non plus une machine à cash. C’est même tout l’inverse. A la fin de la saison, l’équipe aura perdu 30 millions de dollars alors qu’elle traîne quelque 150 autres millions de dollars de dettes. Notons que sur ce point, Charlotte et Jordan se rejoignent. Du temps où il était joueur pas de souci. Son image a fait de lui un multimillionnaire et continue de lui rapporter beaucoup. En revanche, côté affaires, on ne lui connaît aucun coup gagnant malgré des investissements tous azimuts.

Maintenant qu’il est aux commandes, Jordan va devoir s’employer pour faire fructifier son investissement. Car même en perdant de l’argent, une franchise NBA vaut encore plusieurs dizaines de millions de dollars. Jordan, 47 ans, a déboursé 275 millions de dollars (environ 200 millions d’euros) pour reprendre la franchise créée en 2004 en Caroline du Nord par Robert Johnson.

Jordan, qui avait conduit l’Université de Caroline du Nord jusqu’au titre NCAA en 1982 avant de devenir le mythique N.23 des Chicago Bulls, jure que son implication sera totale. J’ai maintenant l’engagement financier qui m’y pousse, a-t-il déclaré. Maintenant, je suis impliqué. Comment pourrais-je, alors que je possède 80% de l’équipe, ne pas mettre mon visage sur le club ?

Jordan le businessman a-t-il eu du flair cette fois ? Son prix d’acquisition n’est inférieur que de 25 millions de dollars à la mise initiale de Johnson.