Alain Afflelou confirme son désengagement financier auprès de l’Aviron Bayonnais. Le lunettier, qui a quitté la présidence du club du Top 14, réduira la voilure la saison prochaine, tout en restant le premier partenaire de l’Aviron.

Pour son prochain budget, l’Aviron Bayonnais doit prévoir une baisse de ses recettes de trois millions d’euros. Le partenariat d’Alain Afflelou passera bien de 4 millions à 1 million d’euros la saison prochaine comme évoqué il y a quelques semaines. Le principal partenaire confirme la diminution de son engagement. Mon entreprise va rester partenaire à hauteur d’1 million d’euros par an à partir de la saison prochaine, indique-t-il. Les gens autour de moi ne voulaient plus continuer. Les résultats sportifs décevants de l’Aviron ont fini par lasser alors que le club basque lutte pour ne pas descendre en Pro D2 au lieu de jouer les premiers rôles dans le Top 14. Ce que confirme Alain Afflelou dans L’Equipe. Les fabricants et fournisseurs extérieurs qui étaient venus avec moi, pour l’enseigne Afflelou, ont fait savoir qu’ils avaient l’intention de lever le pied vu les résultats sportifs que nous avons. On ne peut pas financer comme cela un club qui lutte chaque année pour ne pas descendre.

Passablement secoué par la démission d’Alain Afflelou du conseil surveillance, puis par l’abandon de la doublette Philippe Neys-Emmanuel Mérin pour diriger le club, l’Aviron encaisse un nouveau coup dur. D’autant que la situation financière du club serait tendue. Selon Sud Ouest, l’Aviron Bayonnais rugby pro accuserait, à ce stade de la saison, des perspectives financières négatives. Un déficit d’environ 800.000 euros est à craindre ((pour un budget de 17,9 millions d’euros). Faux rétorque Emmanuel Mérin, désormais seul président du club. Comment peut-on annoncer un déficit, trois mois avant la clôture des comptes ? Ici, je découvre quasiment tout. Mais je peux vous dire que les bilans sportif et financier sont liés. Il reste cinq matchs à disputer et des partenaires à rencontrer. Depuis quarante ans que je dirige une entreprise, j’ai appris qu’il n’était pas raisonnable de se livrer à de tels pronostics.

Aujourd’hui, mon idée fixe, c’est le maintien en Top 14, conclut Emmanuel Mérin. D’autant que la hausse des droits de retransmission avec le nouveau contrat signé avec Canal+ apportera une bouffée d’oxygène.