Les sponsors de la FIFA montent à nouveau au créneau. Coca-Cola, McDonald’s et Visa demandent à Sepp Blatter de démissionner immédiatement. Proposition repoussée par le principal intéressé.

Contre la justice américaine et suisse, Sepp Blatter résiste encore. Contre les sponsors, le président de la FIFA tient bon également, mais la pression n’a jamais été aussi forte sur sa personne. Tandis que la justice américaine coupe les têtes une à une de dirigeants de la FIFA, la justice suisse s’occupe de Sepp Blatter avec une inculpation pour gestion déloyale. Pas suffisant cependant pour déboulonner l’inamovible président de la FIFA, en poste depuis 1998. Mais la disgrâce de l’institution est telle que les sponsors passent également à l’acte. D’abord polis, ils mettent le pied dans le plat désormais. Coca-Cola, McDonald’s et Visa, trois des plus gros sponsors de la FIFA, ont demandé vendredi à Sepp Blatter de quitter immédiatement son poste.

Pour le bien du football, la compagnie Coca-Cola demande au président de la Fifa, Joseph Blatter, de démissionner immédiatement, afin qu’une procédure de réforme crédible et viable puisse sérieusement commencer, a indiqué le géant des boissons non-alcoolisées. La FIFA a besoin d’une réforme globale et urgente et ceci ne peut être accompli qu’à travers une véritable approche indépendante, poursuit l’entreprise américaine. Les événements des dernières semaines ont continué de ternir la réputation et diminué la confiance du public en son leadership, a déploré de son côté McDonald’s. Visa a, plus tard, enfoncé le clou. Nous ne croyons pas qu’une réforme profonde de la FIFA puisse avoir lieu avec la direction actuelle, et après les événements de la semaine dernière, il est clair qu’il est dans les meilleurs intérêts de la FIFA et du football que Sepp Blatter démissionne immédiatement. Les trois sponsors américains n’en peuvent plus.

La réponse de Blatter n’a pas tardé : il a indiqué qu’il resterait à son poste jusqu’en février prochain. Si Coca-Cola est un sponsor apprécié de la FIFA, Sepp Blatter est, malgré tout son respect, en désaccord avec sa position et pense que quitter son poste maintenant ne serait pas dans le meilleur intérêt de la FIFA ni ne servirait le processus de réforme. C’est pourquoi il ne démissionnera pas, a expliqué son avocat, Richard Cullen.

Médiatiquement, les sponsors avaient déjà fait connaître leur désaccord sur la situation de la FIFA. Ils passent à un nouveau stade en actant leur séparation avec celui qui dirige la puissante fédération internationale. Leur pouvoir de nuisance est réel. Notamment s’ils décident de s’attaquer aux finances de la FIFA en retardant, par exemple, les versements pour honorer les contrats…
Adidas en retrait

L’équipementier sportif allemand Adidas réitère ses appels à une réforme de la FIFA, sans pour autant rejoindre les rangs de quatre partenaires qui demandent la tête de son président Sepp Blatter. Comme nous l’avons déjà dit à plusieurs reprises par le passé, des changements de taille doivent intervenir à la FIFA, dans l’intérêt du football. Le processus enclenché de réforme doit se poursuivre de manière transparente et rapidement, écrit l’équipementier dans une déclaration.