Le parrainage d’une compétition de football pourrait devenir très compliqué si le cas du Bayern Munich faisait jurisprudence. La Ligue allemande de football (DFL) est en conflit avec le Bayern Munich qui refuse l’arrivée du numéro un mondial britannique de la téléphonie mobile, Vodafone, comme parraineur de la Bundesliga. Nous n’accepterons pas un parrainage de la Bundesliga par Vodafone, ou cela se fera sans le Bayern, a affirmé le président du club bavarois, Karl-Heinz Rummenigge, au quotidien munichois TZ. Nous avons déjà fait savoir par écrit à la DFL que nous combattrions ce projet par tous les moyens juridiques nécessaires. Le club le plus populaire d’Allemagne estime qu’un tel partenariat porte atteinte au contrat qui le lie à son propre parraineur, Deutsche Telekom, et qui lui rapporte annuellement environ 20 millions d’euros. C’est le propre intérêt des clubs qui compte, et par celui de la DFL, a poursuivi Rummenigge. Nous ne parlons pas seulement de nous ou du 1860 Munich avec Telekom, mais aussi de Leverkusen avec O2 ou Stuttgart avec Debitel (filiale de Swisscom), a-t-il expliqué.

Le même problème se pose avec la Coupe du monde de rugby. En Australie (du 10 octobre au 22 novembre 2003), les affichages pour les marques non sponsors du Mondial 2003 seront proscrits, même durant les entraînements pour les sélections nationales (voir La Lettre du Sport n°276).