La Fédération française de football (FFF) lancera le 2 novembre son appel d’offres pour désigner le futur équipementier des équipes de France à partir de 2018. Sa conclusion pourrait être aussi historique que la précédente, laquelle avait fait décoller la valeur des Bleus.

L’actuel partenariat avec Nike arrive à échéance en juillet 2018, juste après la Coupe du monde en Russie. Il reste encore du temps donc pour négocier. Pourquoi aussi tôt alors ? Le futur équipementier doit pouvoir avoir le temps de s’organiser, répond Noël Le Graët, président de la FFF, dans L’Equipe. Les rapports avec nos partenaires sont positifs et j’inclus Nike dedans. C’est une entreprise dynamique avec un service de marketing impressionnant. Nous sommes bien ensemble mais après, lors d’un appel d’offres, que le meilleur gagne. Communément, il est admis qu’un équipementier a besoin d’un an pour lancer la prochaine collection. 2018 se prépare donc maintenant.

Adidas veut récupérer les Bleus

Ce que le président de la FFF oublie de dire c’est qu’en année électorale, il est toujours bienvenu de pouvoir annoncer un contrat aussi important avant l’assemblée générale élective… Celle-ci aura lieu en mars 2017. Qui plus est, les résultats des Bleus, finalistes de l’Euro 2016, et la bonne image retrouvée de l’équipe de France, sont autant d’atouts pour la FFF. Sans compter que les prix n’ont cessé de s’envoler depuis que Nike, en 2008, a subtilisé le contrat d’équipementier du football français à Adidas. Nike avait arraché les Bleus moyennant un ticket d’entrée de 15 millions d’euros et un contrat annuel (à partir de 2010) de 42,1 millions avec la dotation en équipement sur 7,5 ans. La marque aux trois bandes n’avait proposé que 29 millions (contre 10 M€ depuis 2004). Depuis Adidas a fait l’effort pour l’Allemagne avec un contrat à 50 millions d’euros par an. Pendant l’Euro 2016, l’ancien patron d’Adidas, Herbert Hainer, avait souligné le souhait de la marque allemande d’habiller à nouveau l’équipe de France.