Samedi, le Stade Français va affronter Leicester en finale de la Coupe d’Europe de Rugby. Une épreuve qui a du mal à séduire les annonceurs.

La Heineken Cup ne fait pas recette. Depuis sa première édition en 1996 (victoire de Toulouse sur Cardiff), l’épreuve a du mal à s’inscrire dans le paysage du rugby européen. Hormis les brasseries Heineken, qui ont donné leur nom à la compétition, on peut même dire que les différents partenaires commerciaux sollicités boudent la Coupe d’Europe.

L’agence de marketing sportif Havas Advertising Sports (HAS) reste néanmoins confiante. Le 15 septembre dernier, Havas signait un accord de partenariat sur cinq ans avec l’ERC, l’organisateur de l’épreuve, avec l’objectif de développer les recettes sponsoring. Le contrat prévoit un minimum garanti de 160 MF (24,4 millions d’euros) pendant la durée de l’accord. Mais depuis septembre, point de nouveau sponsor ! Selon HAS, les difficultés rencontrées proviennent de la jeunesse de la compétition. Lancée il y a peu, la Coupe d’Europe de rugby reste une marque à créer. Les atermoiements des clubs anglais (ils boycottent la compétition en 1998-1999), ainsi que la couverture télévisuelle ne plaident pas en faveur de la lisibilité de l’épreuve. Autre handicap le nom de la compétition, baptisée Heineken Cup. Les annonceurs potentiels craignent de voir leurs marques vampirisées par le sponsor-titre.
Ce que perçoivent les clubs particpants

Chaque club participant à la Coupe d’Europe perçoit 2 MF (304.900 euros). Les deux finalistes empocheront chacun 2,6 MF (396.367 euros).