La Russe Maria Sharapova a signé en début d’année un contrat record avec l’équipementier américain Nike : 70 millions de dollars (52 millions d’euros environ) sur huit ans. Si la valeur médiatique de la Russe ne baisse pas, sa cote sportive est en chute libre. En témoigne son élimination précoce (dès le premier tour) à l’Open d’Australie.

L’accord porte notamment sur le lancement, avec un pourcentage lié aux ventes à la clé, d’une ligne de robes créée en collaboration avec la joueuse de 22 ans, déjà lauréate de trois tournois du Grand Chelem : Wimbledon, US Open et Open d’Australie. Mais c’était avant son arrêt sur blessure à l’épaule. Un an après son retour sur le circuit professionnel féminin, Sharapova ne parvient pas à retrouver le niveau qui l’avait hissée à la première place mondiale.

Peu importe pour Nike, partenaire de la Sibérienne depuis onze ans. Avec ce contrat mirobolant, et qui détonne par les temps qui courent, Sharapova, actuelle n°14 mondiale, détrône l’Américaine Venus Williams, qui, en 2000, avait signé avec un autre équipementier, Reebok, un contrat de cinq ans pour 31 millions d’euros seulement. Maria Sharapova est depuis quelques années la sportive la mieux payée de la planète. Egalement sponsorisée par le joaillier Tiffany & co, Sony Ericsson, Land Rover, Colgate, Pepsi, Tag Heuer ou encore Prince et Canon, Maria Sharapova était la seule femme du Top 20 des sportifs non-américains les mieux payés en 2009 (19 millions d’euros).

Marion Bartoli : Je ne suis pas assez blonde

Pourquoi elle ? Parce que la blonde russe est considérée comme une star dont le nom dépasse le cadre du tennis. Comme David Beckham au football, elle est reconnue comme une célébrité internationale d’abord. Sa valeur sportive passe ensuite. Sa carrière n’est pourtant pas au rabais. A la différence de sa compatriote Anna Kournikova, sa plastique avantageuse ne l’a pas empêchée de remporter des titres. Ses gains en tournois sont estimés à plus de 9 millions d’euros.

Toutes les joueuses n’ont pas cette chance. Marion Bartoli par exemple. Eliminée au 3e tour de l’Open d’Australie, la Française a regretté de devoir se rendre dans des boutiques pour acheter ses chaussures de tennis. Je suis onzième mondiale mais je vais acheter mes tenues au magasin, constate la numéro 1 tricolore. Lorsque je rentre chez moi en Suisse (ndlr : sic), tout le monde est un peu étonné. Mais c’est comme ça. Nike a décidé d’investir 75 millions sur elle (ndlr : Sharapova) , alors qu’elle a perdu à Wimbledon face à Dulko, à l’US Open contre Oudin et ici face à Kirilenko, constate-t-elle encore. C’est un choix. Je ne suis probablement pas assez blonde, pas assez grande et pas assez mince.