Le bonnet doit-il être considéré comme un élément technique, au même titre que le bermuda pour un nageur ?

Le bonnet doit-il être considéré comme un élément technique, au même titre que le bermuda pour un nageur ? Frédérick Bousquet pense que oui. Le nageur, déjà en conflit avec la Fédération française de natation (FFN) pour réclamer la présence de son entraîneur privé aux prochains Mondiaux de Shanghai (24 au 31 juillet), se singularise une fois de plus.

Bousquet veut pouvoir nager avec le bonnet de son choix. En l’occurrence celui de son équipementier personnel, la marque japonaise Mizuno. Problème : la FFN est sous contrat avec un autre équipementier, Tyr. Bousquet explique vouloir un bonnet coque, car plus rigide que le latex ou le silicone, afin de fluidifier dans l’eau. La FFN répond que Tyr propose pourtant quatre tailles de modèles coque. Surtout, comme le fait remarquer le DTN, Christian Donzé, dans Le Parisien, le bonnet est l’élément qui offre la visibilité optimale au partenaire. Vous imaginez une équipe de foot avec des maillots de marques différentes ?, continue le DTN. En football, le problème c’est posé pour les chaussures. Finalement considérées comme un élément technique, elles permettent aux joueurs d’afficher des marques concurrentes de l’équipementier (Nike) de la Fédération (FFF).

L’incidence pour les nageurs n’est pas neutre. A Budapest, en août 2010, pour les championnats d’Europe, Frédérick Bousquet a été privé de ses primes. Qui plus est, le problème devrait se reposer pour les Jeux olympiques de Londres. Cette fois, les nageurs seront équipés par Adidas, le partenaire du Comité national olympique et sportif français (CNOSF).