En renouvelant pour plusieurs saisons ses partenariats avec l’UBB (jusqu’en 2030), les Lionnes du Stade Bordelais (2029) et l’UBB Sevens (2029 également), Betclic confirme son attachement à Bordeaux où se trouve son siège social. L’opérateur confirme également que ses propres données de paris pèsent dans la valeur qu’il apporte à ses partenaires.
À Bordeaux (Gironde), Betclic, installé dans la ville depuis 2018, annonce la prolongation de ses trois partenariats rugbystiques. Derrière ce qui semble être un simple renouvellement se cache une évolution plus profonde : le sponsor ne se contente plus de financer le partenariat, il devient aussi un diffuseur capable de toucher sa propre audience.
Un opérateur qui vend sa portée
Avec 5,5 millions de joueurs, ses contenus et ses activations, Betclic revendique une capacité de diffusion qui « prolonge la visibilité du rugby au-delà des terrains ». L’argument ne repose pas uniquement sur la présence du logo, mais sur la faculté de l’opérateur à faire circuler les couleurs des clubs auprès d’une communauté qui n’est pas forcément celle des tribunes.
Illustration avec l’UBB. Le double champion d’Europe en titre et premier de Top 14 pour l’affluence avec plus de 30 000 spectateurs en moyenne, est aussi la deuxième équipe du championnat la plus pariée sur l’application, derrière le Stade Toulousain. Les deux courbes, celle des stades et celle des paris, se rejoignent : la popularité sportive nourrit l’activité de l’opérateur, qui la met en avant pour justifier son investissement. Et si Betclic aime le rugby, le ballon ovale lui rend bien.Plus de 20 % des joueurs de l’application ont parié sur du rugby la saison dernière, les paris sur la discipline ont progressé de 15 % depuis le début du partenariat avec la Ligue nationale de rugby (LNR) en 2021, et le rugby est devenu le quatrième sport le plus parié sur la plateforme. Rien n’indique quelle part de cette progression tient à l’attrait du rugby et quelle part à la croissance générale de la base de joueurs. Mais peu importe. Ces indicateurs ont une vraie valeur d’usage pour un club qui cherche à mesurer l’intérêt que suscite son équipe hors de son stade, mais ils fonctionnent aussi comme un outil de valorisation au service de celui qui les publie. Pour un partenaire, l’enjeu consiste à les traduire en retombées concrètes : exposition de la marque du club, contenus partagés, nouvelles formes de rencontre avec les supporters.
Trois équipes, trois niveaux de valeur

La logique de données prend un relief particulier avec les deux autres partenariats. Les Lionnes du Stade Bordelais, quadruples championnes de France, et l’UBB Sevens, champion de France, ne disposent pas de la même audience que la locomotive masculine. Betclic les présente comme deux expressions complémentaires du rugby bordelais : le soutien au rugby féminin y est décrit comme une volonté de mettre en lumière les athlètes et de faire évoluer la pratique, tandis que le rugby à 7 est présenté comme une discipline « en plein essor », ouverte à de nouveaux formats. Faute de volumes comparables à ceux de l’UBB, la valeur avancée relève de la dynamique et de l’image plus que de l’audience mesurée. Au niveau national, Betclic est partenaire des ligues et des fédérations (rugby, football, volley, basket et handball). Au niveau local, il se présente comme le sponsor de sa ville. En plus des trois équipes de rugby, Betclic accompagne le tennis de la Villa Primrose. Il soutient aussi les Boxers de Bordeaux en hockey sur glace, ainsi que les Burdis, l’équipe féminine de volley-ball de la ville.
Un opérateur de paris qui met en avant son audience s’expose, mécaniquement, à la question de la responsabilité qui l’accompagne. Betclic ouvre à ses clubs partenaires son programme de lutte contre le cyberharcèlement des athlètes, qu’il présente comme un phénomène qui « dépasse le cadre des terrains ». La marque associe à sa capacité de diffusion un rôle de protection, ce qui renforce la légitimité de sa présence auprès des clubs et de leurs athlètes.