Dans l’optique de la Coupe du Monde de rugby 2023, mais surtout des Jeux Olympiques et Paralympiques d’été de 2024, des travaux de modernisation ont été effectués sur l’enceinte du Stade de France (Seine-Saint-Denis), avec pour objectif majeur d’améliorer l’expérience des spectateurs, sans révolutionner le genre toutefois.

Avant la fin du contrat de concession, à l’été 2025 faut-il le rappeler, et alors que le Stade de France s’apprête à recevoir pour partie deux événements majeurs en 2023 (Coupe du Monde de rugby) et en 2024 (Jeux Olympiques et Paralympiques), des travaux ont été engagés ces derniers mois pour moderniser l’équipement. Reposant sur les orientations de la Société de Livraison des Ouvrages Olympiques (SOLIDEO) et sur celles du Consortium du Stade de France (Vinci – Bouygues), cette opération qui s’achèvera en 2024, a pour principal objectif de redonner lustre et éclat au Stade de France, sans toutefois amener à une métamorphose profonde de la structure.

Concrètement, le chantier mené entre août et octobre a notamment permis de revoir l’éclairage du Stade de France. Dans le détail, les travaux ont consisté à un remplacement des lampes à sodium au bénéfice d’un éclairage LED plus performant et économe, que ce soit en ce qui concerne l’éclairage sportif du terrain, mais aussi l’éclairage architectural, autrement dit, la mise en lumière du bâtiment. Sur ce point, il est d’ailleurs désormais possible de réaliser de véritables animations lumineuses, avec des projections dynamiques aux couleurs variées.

Nouvel éclairage, nouveaux écrans…

Le chantier estival a également permis le remplacement des deux écrans géants. De 180 m², les écrans disposent à présent d’une superficie de 250 m², avec une résolution améliorée pour une diffusion en 2K.

Les opérations se sont par ailleurs traduites par la réhabilitation des sièges et par l’amélioration des conditions d’accès pour les personnes à mobilité réduite, via entre autres, la création de nouvelles places dans les tribunes. Toujours dans un souci de confort et d’amélioration de l’expérience des publics reçus, l’auditorium a bénéficié d’un agrandissement, pour une jauge rehaussée à 300 places, tandis que 6 nouvelles buvettes ont été disposées tout autour de l’enceinte. Ces dernières – 32 au total – offriront une meilleure qualité de service, avec un nouvel opérateur aux manettes de la restauration rapide et l’utilisation de produits locaux issus de circuits courts (moins de 100 kilomètres du stade comme les frites produites par la ferme du Colombie à Digny à 96 km de distance, ndlr). Moins visible des spectateurs, mais non moins stratégique, le PC sécurité va lui-aussi profiter d’un accroissement de son espace, avec une surface augmentée d’un tiers.

Au-delà des travaux pilotés par la SOLIDEO, l’autre partie du chantier de modernisation est directement portée par le Consortium. Aussi, l’accueil des VIP a été repensé, de même que les salons et les loges, là-encore dans un souci de confort accru.

L’opération la plus spectaculaire qui reste à mener sera l’aménagement d’une nouvelle piste d’athlétisme. Pour garantir son utilisation optimale et afin d’éviter l’impact éventuel des tribunes mobiles, la piste sera agencée juste avant l’ouverture de l’événement planétaire.


La FFF ne veut pas renouveler aux mêmes conditions

Noël Le Graët, président de la Fédération française de football (FFF), entame les négociations pour le renouvellement de la convention qui lie le Stade de France à la FFF. Il arrive à échéance en 2024. « C’est un contrat que je ne renouvellerai jamais de ma vie », affirme le président de la FFF dans Le Parisien. En bon négociateur, il laisse tout de même la porte ouverte : « On verra après 2024 et les JO si le stade connaît des modifications, ou si l’État s’en occupe davantage. Mais, dans les conditions auxquelles on a signé ce contrat parce qu’il fallait un stade pour la Coupe du monde 1998, cela suffit. On a assez payé. Nous ne renouvellerons ce contrat qu’à des conditions économiques acceptables pour la FFF. »

La concession du stade arrivant à échéance en 2025, il sera intéressant d’observer quelle suite entend donner l’État au Stade de France. Pour la FFF, comme pour la FFR, l’autre fédération liée par convention avec l’équipement, il est peu probable qu’elle se prive du seul stade capable de recevoir 80.000 personnes en France, avec les loges nécessaires pour recevoir les partenaires dont les sièges sociaux sont principalement en Ile-de-France.