Aux Jeux Méditerranéens de Tarente en Italie (21 août-3 septembre), la Fondation accompagne 26 athlètes de la délégation française via sa plateforme Soutiens Ton Sportif. Près d’un tiers des dons collectés par le dispositif de financement participatif est désormais fléché vers des athlètes de moins de 23 ans. Un déplacement du curseur qui traduit une nouvelle lecture du financement de la performance, pensée en amont plutôt qu’au moment de la compétition.
Avec 4,2 M€ collectés à ce jour et 1 500 athlètes inscrits, le dispositif a connu une accélération nette de sa collecte, passant le cap des 2 M€ de dons dès la mi-décembre 2025 à plus du double huit mois plus tard. Le don moyen s’élève à 382 € par donateur, pour une collecte moyenne de 2 800 € par athlète soutenu.
Trente pour cent des dons pour la génération 2030
Près de 30 % des dons sont aujourd’hui destinés à de jeunes athlètes qui préparent les Jeux olympiques d’hiver Alpes 2030, tandis que 67 % des bénéficiaires du dispositif ont moins de 23 ans. Pour la Fondation du Sport Français, l’enjeu n’est plus seulement de financer la performance au moment où elle se donne à voir, mais de sécuriser les années de construction qui la précèdent : stages, déplacements, matériel, formation et double projet professionnel. « Notre responsabilité est de poursuivre cette mobilisation et de créer les conditions permettant à chacun de se concentrer pleinement sur son projet », résume Thierry Braillard, ancien secrétaire d’État aux Sports et président de la Fondation du Sport Français.

Un complément assumé au mécénat d’entreprise
Ce mouvement vers l’amont ne se substitue pas au dispositif historique de la Fondation. Le Pacte de Performance, qui mobilise les entreprises mécènes autour de sportifs de haut niveau, reste le pilier de son action ; Soutiens Ton Sportif en étend la logique aux particuliers, aux TPE-PME et à l’ensemble du tissu économique. L’articulation des deux outils se lit concrètement à la veille des Jeux Méditerranéens de Tarente, où plus de 5 000 athlètes issus de 26 pays doivent s’affronter durant deux semaines : la Fondation y accompagne 49 athlètes de la délégation française, 26 par Soutiens Ton Sportif et 23 par le Pacte de Performance, illustrant une capacité à soutenir des profils à différentes étapes de leur trajectoire plutôt qu’au seul instant du podium.
Financer avant que la performance ne se voie
Cette bascule vers le financement anticipé s’inscrit dans un calendrier olympique resserré, entre Los Angeles 2028 et les Jeux d’hiver Alpes 2030. Les fédérations s’appuient sur le dispositif comme un outil complémentaire de leurs propres politiques d’accompagnement, avec la validation de l’Agence Nationale du Sport (ANS), de l’INSEP, du CNOSF et du CPSF pour chaque dossier soutenu. La diversification des sources de financement, entre argent public, mécénat d’entreprise et don individuel défiscalisé, dessine un modèle où la mobilisation citoyenne intervient de plus en plus tôt dans le parcours des sportifs, avant même que leurs résultats ne justifient l’intérêt des sponsors traditionnels.
Chiffres clés du dispositif
- 1 500 athlètes inscrits, 11 000 dons réalisés, 4,2 M€ collectés
- Don moyen : 382 € par donateur ; collecte moyenne par athlète : 2 800 € (288 athlètes ont dépassé 5 000 € collectés)
- 67 % des athlètes soutenus ont moins de 23 ans
- 30 % des dons fléchés vers la « génération 2030 » (préparation des Jeux d’hiver Alpes 2030)
- 49 athlètes de la délégation française aux Jeux Méditerranéens de Tarente soutenus par la Fondation, dont 26 via Soutiens Ton Sportif et 23 via le Pacte de Performance