Unipros, première et unique organisation patronale représentant exclusivement les employeurs des sports collectifs professionnels et réunissant les Unions de Clubs de Basket (UCPB), Football (UCPF et Première Ligue), Handball (UCPH), Rugby (UCPR), Volleyball (UCPVB) et l’Association des groupes cyclistes professionnels (AC 2000), tire la sonnette d’alarme concernant la situation des clubs en raison de la crise sanitaire.

Dans un courrier adressé par Jean-Pierre Bourliataux, Président d’Unipros, à l’attention de Roxana Maracineanu, Ministre déléguée chargée des sports, et Bruno Le Maire, Ministre de l’économie, des finances et de la relance, l’organisation s’inquiète de la situation de crise traversée par le sport professionnel. C’est « un cri d’alarme des employeurs du sport professionnel français » qu’adresse Unipros. Face à la « situation économique catastrophique », l’organisation fait part de « l’urgence d’y apporter une solution faute de quoi, certaines de nos structures disparaîtront, parfois à très court terme ». Une situation rendue encore plus difficile par les nouvelles restrictions imposées avec l’instauration du couvre-feu.  « Nous constatons que la situation sanitaire se dégrade. La situation économique également, mais l’État apparaît moins proactif que lors du déclenchement de la crise », nous a indiqué Unipros. « Toutes les disciplines ont un besoin immédiat de mesures efficaces », a continué notre interlocuteur. « Les propositions que nous formulons sont des solutions que nous avons identifiées pour affronter la situation actuelle et pouvoir se projeter sur les prochains mois. Elles sont également importantes pour les partenaires du sport, touchés eux-aussi par cette crise ».

Afin d’aider les clubs, Unipros demande plusieurs mesures d’aide :

  • Mise en place d’un mécanisme de compensation lié à la dégradation des conditions d’accueil du public en tenant compte des mesures plus restrictives désormais en vigueur.
  • Exonération totale des charges sociales pour les clubs confrontés à une baisse de leur chiffre d’affaires d’au moins 30% par rapport à la même période de 2019 (sans condition d’effectif salarié).
  • Refonte du dispositif du droit à l’image, dans une limite de 30% de la rémunération totale des sportifs, en réinstaurant « un mécanisme opérationnel et incitatif qui serait de nature à créer l’appel d’air nécessaire au sursaut économique du secteur ».
  • Incitations fiscales visant à permettre aux entreprises de maintenir leurs partenariats avec les clubs sportifs. Il s’agit « de créer un crédit d’impôt exceptionnel dont le montant serait égal à 50% des contrats de sponsoring et d’hospitalités ».