Instaurée par le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et le ministère des sports, samedi 1er février se déroulera la première édition des 24 heures du sport féminin. Pour l’occasion, médias télé et radio mettent en place un dispositif spécifique. Plusieurs fédérations vont mettre le sport féminin en avant également.

Les télévisions et les radios vont promouvoir le sport féminin en invitant des sportives dans leurs magazines, en diffusant des documentaires ou en retransmettant des matches. L’idée d’une journée dédiée au sport féminin est née d’un constat. En France, sur l’ensemble des retransmissions sportives, seules 7% sont consacrés au sport féminin ! La grande majorité de ces programmes est uniquement disponible sur des chaînes payantes. Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) s’est donc saisi de la question pour lancer, les 24 heures de sport féminin, invitant les médias à se mobiliser. TF1, le groupe France Télévisions, Eurosport, beIn Sports, RTL, France Inter ont accepté de relever le défi en programmant diverses émissions spéciales.

Sur France Télévisions, France 4 diffusera le match de D1 féminine Paris SG-Montpellier, puis le match de rugby France-Angleterre à 20h45. Un Motus avec une candidate sportive ou un 30 millions d’amis consacré aux sportives qui ont un animal de compagnie sont également prévus.

Eurosport donne rendez-vous dès le vendredi 31 janvier à 18h, en direct depuis le Stade Pierre de Coubertin où se dispute l’Open GDF SUEZ pour la cérémonie d’ouverture de l’événement.

Le changement sera long

Cette première mondiale rappelle Christine Kelly, présidente de la mission sports du CSA et auteur d’un rapport sur le sujet, doit agir comme une démonstration de force afin de changer les mentalités. Mais elle admet qu’il faudra sans doute des années avant que la parité se retrouve instaurée. On ne peut pas demander aux chaînes de faire la révolution dans ce domaine, quand on constate que les femmes sont absentes des instances dirigeantes du sport et qu’en politique même la parité n’est pas respectée, souligne également Christine Kelly. La président de la mission Sports du CSA invoque le manque de moyens alloué au sport féminin et interpelle les fédérations et les collectivités locale qui doivent aussi aménager les infrastructures.