Pour ne pas revivre le fiasco de 2018, les organisateurs du Grand Prix de France de Formule 1 présentent un nouveau plan d’accessibilité du circuit Paul Ricard. Un investissement à un million d’euro nécessaire pour améliorer « l’expérience spectateur » gâchée l’année dernière par des embouteillages monstres autour du circuit varois.

Située dans une zone enclavée, l’enceinte du Castellet avait accueilli sur le week-end quelque 160.000 spectateurs, qui à 95% se sont rendus sur le site en voiture. Mais qui dit affluence peut aussi vouloir dire problème de transport. L’année dernière, se rendre sur le circuit du Castellet a été vécu comme un calvaire pour des milliers de fans coincés dans d’interminables bouchons. Une mauvaise publicité pour l’évènement et un point noir que le Groupement d’intérêt public (GIP), en charge de l’organisation, veut effacer pour donner envie au public de revenir. Gilles Dufeigneux, Directeur général du GIP Grand Prix de France de Formule 1 et Franco Tufo, Directeur de la société CITEC spécialisée en solutions de mobilités, ont présenté un plan d’accessibilité en 4 points. Deux problématiques principales ont été identifiées : la journée du vendredi et les sorties des parkings en fin de journée.

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Le cabinet Deloitte évalue à 78 M€ l’impact économique global du Grand Prix 2018. Dont 46 M€ au titre d’un impact économique direct. « Le plus gros bénéficiaire de ces retombées est le tourisme », précise Deloitte. La durée moyenne des séjours a été de 4,4 journées pour les visiteurs français et de 5,6 journées pour ceux étrangers.

La première ambition vise à réduire le nombre de véhicules (5 000 voitures en moins, soit un gain de 25 % du trafic global, ndlr), à rationnaliser ou mutualiser les moyens de transport en direction du circuit. « L’activation de parkings relais d’une capacité de 4 000 places, le covoiturage avec une voie d’accès dédiée, la part belle faite aux 2 roues, la mise en place de navettes ou de VTC depuis les aéroports et gares, l’augmentation de places de camping sur site, sont autant de mesures qui doivent permettre de juguler les écueils rencontrés lors de la première édition. » précise l’organisation. Le second pilier a pour but d’offrir et de mieux gérer l’ensemble des zones de stationnements mises à la disposition du grand public. Des plus petits parkings seront proposés au grand public à destination des trois grandes directions (Beausset-Signes-Cuges les Pins). Le troisième axe se fonde notamment sur l’optimisation temporaire de l’infrastructure routière à la sortie des parkings en direction des grands axes. « Cette nouveauté devrait permettre d’absorber largement la sortie du public du Grand Prix » promettent les organisateurs. Le dernier pilier enfin vise lui à renforcer la signalétique d’accès depuis les sorties d’autoroute notamment. « Un plan mobilités digitalisé sur une application proposera des solutions en temps réel », détaille Franco Tufo.