Manufacturier unique de la Formule 1 depuis 2011, Pirelli sera toujours en situation de monopole au cours des prochaines années. Le manufacturier italien annonce la reconduction de son contrat avec la FIA pour les trois saisons à venir, soit jusqu’en 2016.

Afin d’améliorer la sécurité, Pirelli et la FIA ont décidé que les écuries devront consacrer une de leurs douze journées d’essais d’avant-saison aux pneumatiques. Idem dans le courant de la saison, chaque équipe devra procéder de la même façon sur un de ses huit jours d’essais autorisés. Autant d’occasions de centrer l’attention des suiveurs du Championnat du monde de Formule 1 sur les seules gommes italiennes. Mais pas seulement. L’image de Pirelli a été passablement écornée depuis son engagement en Formule 1 à la suite du Japonais Bridgestone. Notamment la saison dernière.

A son arrivée, Pirelli avait reçu le mandat de produire des gommes à courte durée de vie. L’objectif était d’avoir une moyenne de deux arrêts par pilote lors des Grands Prix pour dynamiser les courses. Pirelli a rempli son contrat, mais les problèmes de fiabilité vécus au cours de la saison 2013 ont conduit la marque italienne à essuyer les critiques. Pirelli a maintes fois répété que sans un plus grand nombre d’essais privés, et sans avoir accès à une monoplace représentative, il était très difficile d’identifier des problèmes avant qu’ils se manifestent en course.

Image de marque à redorer

En fin de saison, Paul Hembery, le patron de Pirelli Motorsport, avait exprimé sa lassitude, demandant aux instances de clarifier le règlement pour que le public saisisse les enjeux. Nous voulons seulement qu’on nous dise quoi faire, avait-il expliqué. Nous voulons des informations claires et nous voulons que ce soit clairement défini. Ce qui a caractérisé cette année, c’est que les gens ont peut-être oublié ce qu’on nous avait demandé de faire (lors du mandat initial). Cet aspect s’est perdu avec le temps et nous voulons que ce soit rectifié. Faute de quoi, Pirelli prendrait la décision unilatérale de produire des pneus bien plus résistants, limitant ainsi les passages au stand. Pour mieux se faire entendre, Pirelli avait, un temps seulement, menacé également de quitter la discipline si sa nouvelle gamme pour 2014 ne pouvait pas être suffisamment testée avant le début de la saison. Ce qui explique pourquoi le renouvellement du contrat, maintes fois annoncé, a tardé à se concrétiser.

Les écuries paient Pirelli… qui paie la F1

Pirelli demande une contribution financière aux écuries de Formule 1 pour leur fournir leurs pneumatiques, ce que ne faisait pas Bridgestone lors de la décennie précédente. Celle-ci est estimée entre 1,35 et 1,5 million d’euros par écurie. Mais au cours de la période écoulée, le manufacturier italien a également investi 20 millions d’euros par an pour sponsoriser les Grands Prix.