Il n’y aura pas un retour à la guerre des pneus en Formule 1. Le contrat Pirelli comme fournisseur exclusif de pneus pour la Formule 1 a été prolongé de 2017 à 2019, a annoncé le manufacturier italien, pendant le Grand Prix de Russie.

Un appel d’offres avait été lancé en juin et deux manufacturiers, Pirelli et Michelin, avaient répondu. Puis Pirelli avait menacé de se retirer de la F1, fin 2016, s’il ne disposait pas d’assez de séances d’essais privés pour développer ses pneus de 2017. Nous sommes en train de trouver un accord autour de 18 journées d’essais privés en 2016, pour développer les pneus de 2017, a déclaré Paul Hembery, le directeur de Pirelli Motorsport. Michelin proposait des pneus endurants et des roues de 18 pouces. La première idée est jugée néfaste pour le spectacle et la seconde mauvaise pour les performances et nuisible à la vision du pilote, avec en plus un coût de développement nécessaire. Pirelli veut en revanche continuer à produire des pneus avec une dégradation rapide, ce qui est fait à la demande des équipes.

Pirelli, également sponsor de l’Inter Milan en football, repart donc pour trois saisons (2017, 2018 et 2019) en tant que fournisseur exclusif, et aura pour mission de suivre les équipes dans les efforts du Groupe Stratégique pour rendre la F1 plus rapide d’au moins 5 secondes au tour à l’horizon 2017, notamment avec des pneus arrière plus larges et des composés agressifs. Un développement qui reposera justement grandement sur le pneumatique, et qui permet ainsi au manufacturier italien de justifier en termes de communication et de développement technique son gigantesque investissement dans la fourniture de pneus mais aussi d’achat d’espace publicitaire sur les circuits pour encore plusieurs années. On se trouve maintenant quelque part au milieu, poursuit Hembery. Nous ne sommes pas satisfaits cette saison avec des courses à un arrêt unique. Ce n’est pas en réalité ce qu’on nous a demandé de faire. C’est quelque chose que nous reconnaissons et qu’il nous faut changer dans le futur.