L’Italien Pirelli, actuel fournisseur de pneus pour la Formule 1, a déposé une offre pour le prochain contrat à trois ans, courant à partir de 2017, le Français Michelin étant l’autre groupe à avoir soumis un dossier.

Nous avons soumis une offre. Il n’y a que deux candidats, a indiqué Paul Hembery, le dirigeant de la division sports mécaniques de Pirelli, avant le Grand Prix d’Autriche de Formule 1. Michelin a dit cette semaine qu’il avait déposé une offre avant la date butoir du 17 juin, mais celle-ci dépend de la volonté ou non de la Formule 1 de passer à des pneus plus grands, à 457 millimètres.

Le diamètre actuel des pneus est de 330 mm mais dans l’appel d’offres de la Fédération automobile internationale (FIA) il est précisé que ceci ne devrait pas préjuger d’une augmentation du diamètre si le constructeur pense qu’il y a des avantages à le faire.

Michelin s’est toujours montré en faveur de la concurrence entre manufacturiers de pneumatiques mais faute d’un règlement intéressant, le Bibendum a déserté la F1 fin 2006 après l’adoption de la règle du manufacturier unique. Près de 10 ans après avoir laissé la place, Michelin se montre très critique envers la technologies des gommes de F1. Michelin compte imposer sa vue et revient à sa marotte des 18 pouces, contre 13 pouces aujourd’hui, plus proche des voitures de monsieur Tout le monde. La Formule 1 doit changer ses règlements techniques, estimait il y a peu Pascal Couasnon, directeur de la compétition de Michelin, dans Autosprint. Les pneus doivent redevenir un élément technique et pas un simple outil pour rendre la compétition plus spectaculaire. Le directeur de Michelin Motorsport affirmait également que le manufacturier français ne ferait aucune concession pour revenir en F1: Si la F1 veut bien considérer nos propositions, nous sommes là, avec une forte envie de revenir. Si au lieu de ça ils veulent garder les choses telles qu’elles sont aujourd’hui, alors merci mais nous ne sommes pas intéressés.

Pirelli assure ne pas se préoccuper de cette concurrence. Je ne m’intéresse pas à leur proposition, assure Paul Hembery. Nous suivons les règles et nous suivons ce que le F1 nous demande de faire. La F1 nous a demandé de faire un certain travail en tant que manufacturier et partenaire. Nous faisons ce qu’ils veulent que nous faisions.

Goodyear, en revanche, ne posera pas sa candidature. e manufacturier américain, qui a remporté plus de victoires en Grand Prix qu’aucun des autres fabricant ayant couru en F1 (361 victoires, 25 titres des pilotes et 26 chez les constructeurs), a choisi de se concentrer sur son implication actuelle en NASCAR. Le groupe est également présent en LMP2, GT, BTCC et Moto 2 sous la bannière Dunlop. Goodyear s’était retiré de la Formule 1 à la fin de l’année 1997.