À l’occasion de la présentation de l’Alpine A522 pour le Championnat du monde de Formule 1, le patron du groupe Renault, Luca De Meo, a imaginé un engagement pluridisciplinaire pour la marque Alpine. F1 et Endurance, mais aussi WRC, Dakar…

Parallèlement au programme F1, en 2022, puis en 2024, Alpine engagera des prototypes aux 24 Heures du Mans en Endurance. Un défi que seul Ferrari, en 2023, va pour l’instant tenter, mais qui est rendu possible par la limitation imposée des budgets en F1. « Pour l’Endurance, je pense que c’est clair que ça nous aide parce que si on dépensait le double en Formule 1, on n’aurait pas de ressources pour le faire », a expliqué le patron du groupe français.

Ce sera d’autant plus possible qu’Alpine n’investit pas directement en Endurance… « Celui qui investit vraiment dans l’Endurance c’est Philippe Sinault, c’est Signatech, a rappelé Luca De Meo. Nous, on les aide, mais le miracle de l’équipe de Sinault, c’est qu’ils ont fait ça avec une fraction du budget des autres. On a décidé d’aller en LMDh mais il faut comprendre Alpine et son projet en Formule 1, comme le centre d’un projet business où on crée la marque autour de la Formule 1. » Avant de préciser : « Mais aussi comme une façon de fédérer tout le milieu du sport mécanique français autour de différents projets sur différentes catégories. »

Selon le dirigeant du Groupe Renault, « moi j’ai de l’intérêt à explorer, et c’est pour ça qu’on a nommé Davide Brivio sur le projet d’expansion. À voir si on peut trouver les conditions pour participer au championnat du monde de rallye, mais je veux le faire avec une voiture électrique, aujourd’hui ce n’est pas possible. Je veux aussi faire le Dakar… »

« J’ai envie de faire des choses, parce que je veux qu’Alpine devienne une espèce de catalyseur de toute la technologie du business, de la course automobile française. Un écosystème dans lequel tout le monde vient se brancher. C’est un secteur technologique qui crée de la valeur ajoutée, qui fait travailler des ingénieurs de haut niveau, et en France il y en a beaucoup. Et on veut prendre ce rôle de leadership sur le monde du racing français. »