Robert Louis-Dreyfus accumule les ennuis depuis qu’il a repris l’OM.

Il y a des sujets qui fâchent en ce moment à l’Olympique de Marseille. En plus de la nouvelle saison ratée, de la rétrogradation administrative du club par la DNCG (le club accumule les déficits comme d’autres les titres), de l’impossible vente de joueurs devenus invendables ou de l’élégante procédure de licenciement de plusieurs salariés du club qui apprennent leur renvoi par la presse, il existe l’épine OMTV.

Lancée en 1999, la chaîne du club phocéen, destinée aux supporters avides de connaître les moindres faits et gestes de leurs idoles, accumule les pertes. Plus de 20 millions de francs depuis son lancement. Diffusée sur Canal Satellite, OMTV a rencontré un relatif succès avec 30.000 abonnés. Mais aujourd’hui le club cherche à la vendre afin de se recentrer sur ses activités sportives. Un mouvement déjà amorcé par la cession de la société OM Exploitation, en charge de la commercialisation des produits dérivés du club, à la chaîne de magasins Made In Sport (Groupe Pinault Printemps Redoute). Plusieurs rumeurs ont fait état de négociations avec Canal Plus. La chaîne cryptée reprendrait OMTV pour un franc symbolique. A moins que la direction du club ne décide d’arrêter les frais. Une hypothèse peu probable alors que le matériel vidéo n’a même pas été amorti.

Les expériences étrangères ne plaident pas en faveur de ce type de programme très ciblé. En Espagne, les chaînes du Real Madrid et du FC Barcelone qui s’appuient sur un bassin de supporters autrement plus important que celui de l’OM perdent aussi de l’argent. Pire, MUTV, la chaîne des milliardaires de Manchester United, est toujours déficitaire, trois ans après son lancement.