Pour sortir le football français de la crise avec Mediapro, la Ligue de football professionnel (LFP) devra accepter de « se couper un bras ». Mais lequel ?

Le conseil d’administration (CA) de la Ligue de football professionnel (LFP) de ce jeudi matin avait pour thème principal le conflit avec Mediapro. Son principal diffuseur n’a pas payé ses deux dernières échéances : celle du 5 octobre (172,3 M€) et celle du 5 décembre (152,5 M€).

Selon L’Équipe, Marc Sénéchal, le conciliateur nommé par le tribunal de commerce de Nanterre, a indiqué au CA de la LFP être encore en train de négocier avec Mediapro. Mais il a aussi précisé arriver à la fin de sa mission, le 18 décembre, en mettant les dirigeants de la LFP devant leurs responsabilités. Pour retrouver un peu d’oxygène, le football français doit se séparer de Mediapro. Selon Marc Sénéchal, la LFP doit accepter les conditions de Mediapro, à savoir un abandon du contrat contre la garantie de ne pas être poursuivi, soit se résoudre à aller au clash juridique. Le diffuseur se mettrait alors en faillite.

En acceptant les conditions de Mediapro, la LFP perdrait la face, un peu, de l’argent, beaucoup, mais elle pourrait récupérer ses droits. Elle pourrait alors négocier avec Canal+.


La rédaction de la Téléfoot informée d’une possibilité de fermeture

Mardi après-midi, la rédaction de Téléfoot, la chaîne de Mediapro, aurait été informée de la possibilité d’une fermeture pure et dure à court terme selon L’Equipe.

Le discours de la direction n’aurait pas été rassurant pour les salariés actuels de la chaînes, et il y aurait, maintenant, deux options pour l’avenir de la chaîne : un maintien… ou un arrêt total de la chaîne. Une hypothèse qui n’avait jamais été évoquée devant la rédaction.