Les clubs restent fidèles au principe de la solidarité entre-eux sur un sujet crucial pour leur équilibre économique : le partage des droits de retransmission. Selon L’Équipe, la Ligue de football professionnel (LFP) maintient le partage des droits TV actuel et divisera en part strictement égalitaire la future revalorisation de la saison prochaine.

Le football professionnel français est à contre-temps. Alors que l’économie plonge, que les compétitions sont suspendues à cause de la crise sanitaire et que le confinement est la règle, le secteur pro discute des modalités de partage des millions d’euros supplémentaires apportés par le nouveau contrat TV signé avec Mediapro, beIN Sports et Free. Cette fameuse saison 2020-2021 qui marquera le démarrage du nouveau cycle arrive à grands pas. Concrètement, grâce à Mediapro pour une large part, les vingt pensionnaires de la Ligue 1 se partageront 400 M€ en plus par saison, en plus des 726,5 M€ déjà touchés (des 760 M€ effectifs, il convient de retrancher différentes taxes, notamment la taxe Buffet). 400 M€ en plus, cela signifie que chaque club de L1 disposera de 20 M€ en plus.

Comme la méthode de calcul ne changera pas, le Paris SG, qui a touché l’année dernière 59 M€, repartira avec un pactole de 79 M€ s’il se maintient à la première place. Quant au dernier, il touchait initialement environ 19 M€, il bénéficiera dorénavant de 39 M€. Cela ne change rien et cela change tout en définitive. Comme en Angleterre lorsque l’accession à la Premier League se dispute, les clubs verront leur budget exploser ou plonger selon leurs résultats sportifs.

Comment se calcule la répartition des droits TV ?
La France, comme l’Angleterre, a choisi une répartition quasi-égalitaire des droits TV. L’écart sera de 2 entre le premier et le dernier la saison prochaine. Sur le total, une fois les différentes taxes retranchées, 50% sont versés à tous les clubs de façon strictement égalitaire. Ensuite 30% sont donnés en fonction de la performance sportive, sur les cinq dernières saisons, et 20% en fonction de la notoriété médiatique, calculée en fonction du nombre de présence sur les créneaux du calendrier, décidés par les diffuseurs détenteurs des droits.


La L1 en mode rétro
Avec un championnat à l’arrêt pour une durée indéterminée pour cause d’épidémie, les chaînes de sport doivent totalement repenser leurs grilles de programmes. La LFP autorise ses deux diffuseurs (Canal+ et beIN Sports) à piocher dans les matches de cette saison, ainsi que des neuf dernières, pour pouvoir les proposer en rediffusion à ses abonnés. « On a appris que les diffuseurs étaient en train de reprogrammer des matchs du Mondial 2018 pour BeIN ou de la Premier League à Canal +. On a décidé de leur conférer un droit de rediffusion de tous les matchs de Ligue 1 et de Ligue 2 des dix dernières saisons dont l’actuelle, a expliqué Didier Quillot, le directeur général de la LFP au Parisien. On leur donne un accès libre, total et gratuit à toutes nos archives pour programmer ces rencontres sur leurs antennes en intégralité, sous forme de grand format… Ils auront même le loisir, s’ils le souhaitent, d’organiser une soirée spécial Clasico, ou une autre dédiée aux plus buts inscrits en Ligues 1. Libre donc aux 2 chaînes de proposer le contenu éditorial jugé le plus opportun. Ils auront tout loisir de thématiser ainsi leur antenne à leur guise. Ce sera, sans doute, effectif dès ce week-end. »