En devenant fournisseur officiel de l’Olympique de Marseille, après l’accord avec l’Olympique Lyonnais, la fintech britannique Ebury poursuit sa montée en puissance en France et illustre l’accélération des partenariats entre clubs de football et acteurs du paiement international.
Ebury opère sur le segment des paiements transfrontaliers, le change et le financement des entreprises. Fondée à Londres en 2009, la fintech accompagne plus de 21.000 clients, principalement des PME, dans plus de 130 devises. Elle est présente sur 29 marchés, et bénéficie d’un passeport européen grâce à sa régulation par la Banque nationale de Belgique. Son modèle repose sur une plateforme digitale qui combine exécution de paiements internationaux, gestion du risque de change et solutions de financement court terme. Une offre qui trouve un écho particulier dans l’univers du sport professionnel, où les flux financiers sont multidevises par nature : transferts de joueurs, commissions d’agents, revenus commerciaux internationaux ou tournées estivales.
Un partenariat pensé comme un outil opérationnel pour l’OM
Avec l’Olympique de Marseille, Ebury bénéficie d’une exposition à l’Orange Vélodrome et sur les supports de communication du club, tout en intervenant directement sur l’optimisation des flux financiers internationaux de l’OM.
« Ce partenariat contribuera au développement de nos activités, tout en offrant à Ebury un réseau solide de partenaires et d’entreprises dans tout le sud de la France », souligne Grégory La Mela, Directeur Commercial de l’Olympique de Marseille.
L’accord s’inscrit dans une continuité pour Ebury. La fintech collabore déjà avec Fulham, Aston Villa, le PSV Eindhoven ou les Glasgow Rangers. Avant l’OM, Ebury avait déjà fait une entrée remarquée en Ligue 1 avec l’Olympique Lyonnais. Un accord de partenariat avec le club rhodanien, également centré sur l’accompagnement des flux financiers internationaux et la gestion du risque de change. À Lyon, Ebury s’était positionnée comme partenaire officiel des paiements internationaux du club, avec une logique similaire à celle déployée aujourd’hui à Marseille : apporter des solutions opérationnelles sur les transactions en devises, tout en bénéficiant d’une visibilité auprès des partenaires du club.
L’ouverture d’un bureau à Marseille marque une étape supplémentaire dans le déploiement hexagonal d’Ebury, après Paris. La cité phocéenne constitue un point d’entrée logique vers le tissu entrepreneurial du sud de la France et vers les échanges euro-méditerranéens, historiquement liés au commerce international. « Une opportunité enthousiasmante qui marque un tournant pour Ebury », confirme Anne-Sophie Mathieu, Directrice Générale France chez Ebury.
Pourquoi les fintechs investissent massivement le sponsoring football
Le partenariat OM–Ebury s’inscrit dans une tendance lourde du sport business. Depuis plusieurs années désormais, les fintechs multiplient les accords de sponsoring dans le football européen, des banques digitales aux spécialistes du paiement international. Plusieurs facteurs expliquent cette convergence. D’abord, le football offre une exposition mondiale immédiate, cohérente avec des modèles économiques fondés sur l’internationalisation des flux. Ensuite, les clubs professionnels sont eux-mêmes des entreprises globalisées, confrontées à des problématiques très concrètes de change, de rapidité de paiement et de sécurisation des transactions. Enfin, le football reste un vecteur puissant de crédibilité institutionnelle auprès des PME, cœur de cible de nombreuses fintechs.
Ces partenariats permettent aux fintechs de démontrer leur expertise opérationnelle autant que leur solidité économique, tout en s’adossant à des marques sportives à forte notoriété.



