Le succès d’audience de la Coupe du monde n’a pas permis à TF1 de compenser les coûts engagés pour l’événement.

A fin juin, le coût des programmes des 4 chaînes en clair du groupe TF1 s’élève à 512,6 millions d’euros selon le rapport financier du Groupe TF1, contre 491,5 millions d’euros un an plus tôt, soit une hausse de 21,1 millions d’euros. Mais cette augmentation inclut 55,7 millions d’euros de coûts liés à la diffusion de 21 matchs de la Coupe du Monde. Le coût des programmes à fin juin hors événements sportifs est ainsi en économie de 34,6 millions d’euros. Pourquoi 21 et non 28 comme le total de rencontres effectivement diffusé par TF1 ? Tout simplement parce que les comptes semestriels du groupe sont arrêtés au 30 juin, soit avant la fin du Mondial alors que les quarts, demis et la finale sont encore à disputer.

On sait déjà que les 28 matchs diffusés sur TF1 ont réuni 9 millions de téléspectateurs en moyenne, pour une part d’audience de 46 % sur les Individus âgés de 4 ans et plus. Cette Coupe du Monde est ainsi la deuxième meilleure en termes d’audience après celle de 2006 (au cours de laquelle l’équipe de France avait atteint la finale). La meilleure audience de la compétition a été réalisée lors de la diffusion du quart de finale opposant la France à l’Allemagne, avec 16,9 millions de téléspectateurs (à 18 heures) et 72% de part d’audience. La finale opposant l’Argentine à l’Allemagne a rassemblé quant à elle 13,6 millions de téléspectateurs.

En termes financiers, à fin juin donc, la compétition aura, sur l’exercice 2014, un impact sur le coût des programmes de 74,4 millions d’euros (dont 69 millions d’euros de droits et 5,4 millions d’euros de coûts de production), précise TF1. Soit un coût moyen par match de 2,7 millions d’euros (contre 2,9 millions d’euros en 2010). Selon une étude de Kantar Media Ad Intelligence, 167 annonceurs se sont partagés les espaces publicitaires et ont diffusé 1.376 spots, le tout pour un montant de 87,8 millions d’euros bruts (dont hors remises) durant les matches de la Coupe du monde. La dernière Coupe du monde en Afrique du Sud avait rassemblé 140 annonceurs sur TF1 pour un montant global 68,4 millions d’euros bruts.

Dans le rapport financier de TF1, on apprend également que la cession des droits de la Coupe du monde à beIN Sports (dont 36 matchs en exclusivité) n’a pas rapporté 50 millions d’euros comme on a pu le lire jusqu’ici, mais 30 millions d’euros.
Les Bleus et leur nouvelle image

Cette fois, l’équipe de France de football peut vraiment dire qu’elle a tourné le dos à l’époque Knysna. Avec son quart de finale de la Coupe du monde au Brésil, elle a vu son image s’améliorer. La Fédération française de football (FFF) en profite pour accueillir de nouveaux partenaires intéressés notamment par la tenue de l’Euro 2016 en France.

57% des amateurs de football déclarent aimer le football autant qu’avant selon une enquête Sportlabgroup, réalisée à la fin du mois de juillet, après la Coupe du monde donc. Soit un gain de 29 points par rapport à la même enquête établi après l’Euro 2012. L’enquête dit encore que pour 42% des Français, l’équipe de France incarne la notion d’esprit d’équipe, avec un gain de 32 points par rapport à 2012 !

Revigorée par sa performance au Brésil et son pouvoir de séduction retrouvé auprès du public, l’équipe de France de football plaît aussi aux sponsors. La FFF en profite pour surfer sur sa vitrine. Elle accueille de nouveaux sponsors pour la période 2014-2018. Volkswagen, EDF, KFC, Arcos et Accor ont succédé à Citroën, GDF Suez, Continental, SFR et C10. Un mercato acté avant même la Coupe du monde au Brésil et qui apportera plus de subsides. La Fédération touchera désormais 34 millions d’euros annuels de sponsoring contre un peu moins de 30 millions sur la période 2010-2014, auxquels il faut rajouter les 42,6 millions d’euros de l’équipementier Nike.