Selon une étude menée par Soccerex, le Paris Saint-Germain serait cette année en tête du classement des clubs les plus puissants du monde. Une première pour un club français.

Que signifie être «le club le plus puissant du monde» ? Si l’on posait la question à l’UEFA en se basant sur les critères du fair-play financier, l’appréciation serait totalement différente. Selon l’étude menée par Soccerex (organisation qui organise des événements pour l’écosystème du football professionnel), le club de la capitale disposerait de la surface financière la plus conséquente, tous clubs confondus. Une première pour Paris, qui détrône les Anglais de Manchester City, premiers en 2018 et 2019.

Le PSG favorisé pour ses liens avec le Qatar

Le PSG est crédité d’un indice de 5.318, obtenu à partir de cinq critères : le potentiel financier des joueurs et des installations immobilières, les actifs financiers, les investissements des propriétaires des clubs, mais également les dettes contractées par les clubs. Une sorte de scoring comptable, mais qui mélange des données financières et des variables plutôt obscures comme le «owner potential investment», littéralement le «potentiel d’investissement du propriétaire». Ce qui désavantage les clubs espagnols (voir plus bas).

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Quinze ligues différentes sont représentées dans le FF100, dont 80% venant d’Europe. La Premier League compte 18 clubs.

«Le PSG a dépassé Manchester City en raison d’une amélioration du niveau de gestion financière qui a permis aux Parisiens d’augmenter leurs réserves de liquidités et de réduire leur endettement, grâce à une combinaison de ventes de joueurs et le soutien de leurs propriétaires qatariens, qui ont étendu le capital social du club à 316 M€», peut-on lire dans le rapport Soccerex Football Finance 100 (FF100). «L’augmentation annuelle des réserves de trésorerie du PSG a été cinq fois supérieure à celle de Manchester City, mais le plus gros changement est en matière d’endettement, où le PSG a réalisé une réduction de 70 M€ alors que le niveau d’endettement de City a augmenté de plus de 90 M€.» Les nouveaux contrats de sponsoring (avec Accor et Nike en particulier) sont passés par là. Le Bayern Munich complète le top 3 avec 3.888 points, tandis que le Real Madrid apparaît en cinquième position avec 3.336 points. Le FC Barcelone perd cinq places depuis le précédent rapport. Il est désormais en dehors du Top 10 en 12e position avec 2.036 points. Contrairement au rapport du cabinet Deloitte, qui met en avant les revenus des clubs, les géants espagnols sont défavorisés dans le FF100 car ils appartiennent à des socios (moins puissants économiquement qu’un Etat comme le Qatar ou Abou Dabi, ndlr), ce qui signifie qu’ils sont crédités d’un zéro sur cette variable. Le Barça est également pénalisé pour son niveau d’endettement élevé (652 M€).

Du côté des autres clubs français, l’AS Monaco grimpe étonnamment de deux rangs au classement (20e) tandis que Lyon dégringole et perd presque dix places (26e). Lille est 49e et l’OM 53e.