Le Vendée Globe va générer des retombées économiques conséquentes, se réjouissent les collectivités et les entreprises qui financent cette course en solitaire, sans escale et sans assistance, dont le départ sera donné dimanche 6 novembre depuis les Sables-d’Olonne.

Outre des dépenses touristiques sur le territoire, pour la restauration et l’hébergement notamment, chiffrées à 38 millions d’euros pour près de deux millions de visiteurs il y a quatre ans, le Vendée Globe est un événement aux retombées médiatiques sans équivalent, valorisées à 188 millions d’euros par un cabinet spécialisé, loin devant une autre course de voile, la Route du Rhum, Roland-Garros ou le Tour de France, assure Yves Auvinet, président (DVD) du conseil départemental de la Vendée et de la société organisatrice de cet «Everest des mers», la SAEM Vendée. Lors de la précédente édition, en 2012/2013, ce sont plus de 102.000 sujets qui ont été réalisés tous médias confondus, 738 heures de retransmission télévisées, 285 millions de pages vues sur le site internet détaille l’organisation.

Au départ très franco-française, la course prend le virage de l’international avec neuf skippers étrangers (sur les 29 inscrits) au départ de cette 8e édition. De quoi améliorer les scores des précédents rendez-vous. Le Vendée Globe 2016-2017 aura sûrement des résonances très au-delà de la France et de l’Europe, c’est évident, escompte Yves Auvinet, selon lequel près de 200 pays ont retransmis ou vont retransmettre des images du Vendée Globe cette année. D’après l’organisme Vendée Expansion, l’internationalisation de la course permet d’attirer plus de touristes étrangers dans le département. Reste qu’autour du bassin de Port Olona, le port de plaisance des Sables-d’Olonne où s’étend sur 25.000 m2 le village du Vendée Globe, les principaux visiteurs (plus de 300.000 personnes une semaine après son ouverture) sont venues avant tout de l’Hexagone pour admirer les 29 voiliers qui s’élanceront le 6 novembre.

Cette année, la station balnéaire bénéficie en prime d’une météo favorable et des vacances scolaires. Une affluence digne d’un mois de juillet, constate le directeur de l’office du tourisme, François Riou. La semaine précédant le départ, environ 1500 personnes, comme en saison, devraient pousser la porte de la structure. Les hôtels sont quasiment tous complets, et les résidences de tourisme, campings et meublés se remplissent au fur et à mesure. L’effet Vendée Globe devrait se faire sentir toute l’année 2017, estime encore M. Riou, qui note qu’à chaque fois qu’un Vendée Globe est parti, l’année suivante était réussie sur le plan touristique, compte tenu de la notoriété de l’événement, mais aussi des arrivées échelonnées des skippers en hiver, au moment où on peut penser à nous pour les futures vacances.
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Parce que le Vendée Globe fait venir des touristes du monde entier sur le territoire des Sables-d’Olonne, que les restaurateurs se frottent les mains et que l’épreuve assure des centaines d’heures de retransmission télévisée, les collectivités locales sont les principales ont pris l’organisation en main. Pour un euro investi, ce sont dix euros de retombées directes, assure ainsi Yves Auvinet, président (DVD) du conseil départemental de la Vendée et de la société organisatrice, la SAEM Vendée, dont les membres -le département, la ville des Sables-d’Olonne, la région et 30 entreprises- investissent au total 12,3 millions d’euros.