Le budget des jeux Olympiques d’hiver 2010 de Vancouver a été revu à la hausse de 1,63 milliard de dollars canadiens à 1,76 milliard (1,11 milliard d’euros) pour tenir compte des difficultés nées de la crise économique.

Le comité d’organisation (Covan) a été poussé à revoir ses comptes par la détérioration de la situation économique mondiale. John Furlong, directeur général du Covan, indique que ce nouveau budget prouve que la priorité est accordée aux sportifs et aux compétitions, assurant également qu’il s’agit de la dernière révision du budget avant le début des JO. Le nouveau budget anticipe notamment une baisse de plus de cinq millions de dollars canadiens des recettes de parrainage venues du Comité international olympique (CIO). Le fonds de prévoyance, initialement doté de 100 millions de dollars canadiens mais dont 50 millions ont déjà été utilisés, a été relevé à 77 millions pour permettre de pallier les éventuelles défections de sponsors privés. Une précaution judicieuse. Des sponsors des Jeux, comme Nortel, Teck et General Motors, sont durement touchées par la crise économique.

Le Covan a également dévoilé un plan d’économie, notamment de cinq millions de dollars canadiens qui devaient aller à la station de Whistler, hôte des épreuves de ski alpin et de ski nordique, pour une structure dédiée à la cérémonie des médailles. Les organisateurs ont par ailleurs tenté de rassurer après certaines estimations alarmantes sur le coût global des Jeux dans les médias canadiens. On parle beaucoup du prix des Jeux, a déclaré John Furlong. Mais Vancouver 2010 va injecter 1,3 milliard de dollars dans l’économie locale. Nos partenaires vont faire au moins autant. C’est pourquoi nous sommes optimistes.

Mi-janvier, la province de Colombie-Britannique était venue aux secours des Jeux en approuvant une loi permettant à la ville de Vancouver d’emprunter 458 millions de dollars canadiens pour achever le village olympique.

En décembre, tout allait bien

Mi-décembre pourtant, John McLaughlin, responsable financier de Vancouver 2010, se voulait serein et rassurant sur l’équilibre budget du comité. Le VANOC est dans les temps pour clôturer les Jeux avec un budget à l’équilibre, déclarait le responsable financier. Certes, un audit mené sur le dernier trimestre 2008 révèlait une augmentation des dépenses d’environ 48 millions d’euros mais, expliquait alors McLaughlin, nous sommes dans une situation financière saine malgré la crise économique mondiale. Le VANOC a conclu la plupart de ses contrats de parrainage, achevé la construction des sites olympiques et engrangera au premier trimestre 2009 les revenus provenant du Comité international olympique, des parraineurs et de la vente des billets, poursuivait McLaughlin.
Sotchi: la crise n’affecte pas les préparatifs

Le Premier ministre russe Vladimir Poutine assure que la crise économique ne mettra pas en péril les préparatifs des jeux Olympiques d’hiver 2014, organisés à Sotchi. Aucun investisseur russe ou étranger n’est revenu sur ses projets initiaux, a assuré M. Poutine à l’occasion d’une réunion avec Jean-Claude Killy, président de la commission de coordination des JO 2014. M. Poutine a rappelé que son gouvernement avait dépensé 113 milliards de roubles (2,4 milliards d’euros) pour la construction des infrastructures nécessaires à la tenue des jeux et que 127 milliards de roubles (2,7 milliards d’euros) étaient prévus en 2009.

La semaine dernière, le comité d’organisation de Sotchi a passé en revue, à Lyon, un panel d’entrepreneurs français, spécialisés dans la construction et les métiers de la montagne, venus vanter leurs compétences et sonder les risques à se lancer dans ce projet pharaonique. 80% des équipements sont à construire, a indiqué Pascal Sordet, consultant mandaté par le CIO pour réaliser des audits des projets. Lors de cette rencontre organisée par Ubifrance, l’agence pour le développement international des entreprises françaises, certains des 70 responsables d’entreprises réunis ont exprimé leurs inquiétudes concernant les garanties de financement des projets. Parmi les spécialistes français du secteur neige figurent le fabricant de neige artificielle Johnson Control Neige ou encore la société Montagne et neige développement. Cette dernière annonce d’ailleurs avoir remporté le marché du système de prévention des avalanches pour Sotchi.

L’attribution des jeux à Sotchi avait suscité des vagues, la région manquant cruellement d’infrastructures, notamment de transports, portant le coût estimé du projet à près de 12 milliards de dollars.