Tony Parker, 38 ans, n’a plus grand chose à se prouver, ni à prouver au monde, un ballon de basket en mains. A la fois joueur emblématique de la NBA, fidèle pendant 17 ans aux Spurs de San Antonio, et de l’équipe de France, avec laquelle il conquiert le titre européen en 2013, Tony Parker, virtuose des parquets, est non seulement considéré comme le meilleur joueur français de tous les temps, mais aussi comme un meneur d’hommes hors pair. Passionné de sport, avec une envie chevillée au corps de rendre au mouvement sportif ce qu’il estime lui devoir, Tony Parker investit, et s’investit, depuis plus de 20 ans, pour aider le sport professionnel et amateur français, avec un objectif majeur : former les plus jeunes et leur permettre de vivre leurs rêves. L’équipe de Bloch consulting, partenaire de l’Institut Choiseul, est ainsi allé à la rencontre de celui qui est devenu en quelques années bien plus qu’une icône sportive. Il est aujourd’hui un véritable pilier du sport français, celui sur lequel compte un grand nombre de femmes et d’hommes, de salariés comme de bénévoles, pour les aider à surmonter la crise économique sans précédent dans laquelle la pandémie de covid-19 nous a plongés.

Lorsqu’on lui demande ce que représente pour lui sa première place au classement Choiseul 2020 des 100 jeunes leaders du sport business, Tony Parker répond, en toute humilité, qu’il en retire « une grande fierté », précisant surtout : « j’ai toujours pris beaucoup de plaisir à investir en France et à redonner à mon pays. Je suis très fier d’être français et j’ai toujours voulu investir en France et dans le sport français en faisant des investissements transversaux : Basket, Foot, Tennis, Ski ».

Au-delà de son cas personnel, il estime que ce classement est « une bonne reconnaissance pour toutes (ses) équipes et tous ceux qui croit en (son) projet : faire de l’ASVEL un club unique en France ». Dès 2004, en parallèle à sa carrière en NBA et en équipe de France, Tony Parker avait ainsi décidé de devenir actionnaire du Paris Basket Racing, puis, à partir de 2009, de l’ASVEL. A la question sur sa motivation pour investir dans le mouvement sportif français, il affirme avoir « toujours voulu redonner à (son) pays ». Confirmant également être « très reconnaissant de la formation qu’il a eu en France dès (son) plus jeune âge ». « J’ai toujours eu cette idée en tête. Je veux faire quelque chose d’unique en France, ajouter ma pierre à l’édifice ».

Et effectivement, son parcours de dirigeant semble ainsi pensé et structuré, au service d’une ambition affirmée, notamment pour le développement de l’ASVEL, dont il devient actionnaire majoritaire en 2014 puis président. Il confirme ainsi, en revenant sur cette aventure qui a vu le club gagner deux titres de Champions de France sur les saisons 2015-2016 et 2018-2019, et être invité pour deux ans en Euroligue : « nos objectifs d’origines ont été atteints en 5 ans. Être actionnaire majoritaire m’a mené plus rapidement à ces objectifs. J’ai remarqué que les résultats étaient plus rapides dès que j’ai été impliqué ».

Mais, très clairement, l’engagement de Tony Parker aux côtés du sport français, va bien au-delà de la performance et du haut-niveau. Le lancement, en 2019, de la Tony Parker Adequat Academy, semble correspondre à un projet construit de longue date, la dimension éducative faisant partie intégrante de l’ensemble de ses différents projets. « J’ai toujours voulu aider la nouvelle génération », confirme-t-il avec conviction, « 95% des personnes qui rejoignent notre centre de formation ne seront pas sportifs professionnels. Il est important pour moi de ne pas m’occuper que de l’élite et donner sa chance a tout un chacun qui souhaite évoluer dans ce domaine ». Sur ce projet, qui lui tient particulièrement à cœur, il précise, disert : « j’ai ouvert cette école unique en France pour aider les jeunes de demain. Basée sur un concept novateur alliant passion, études et emploi, notre Academy permet à de jeunes passionnés de se construire un projet de vie avec la promesse d’un job à la clé ».

Nous avons voulu également savoir, en l’interrogeant, comment il pourrait définir son style de leadership et ce qu’il attend des personnes avec lesquelles il collabore. En effet, en plus d’avoir été un meneur d’hommes sur le terrain Tony Parker manage des équipes depuis de nombreuses années. Sa réponse est à son image, claire, précise et engagée : « Pour moi, il est important de montrer l’exemple. Il faut être passionné. C’est avant tout une aventure humaine. Il faut croire en sa mission et réussir à fédérer autour d’une mission commune. Il est important de trouver les bonnes personnes, s’entourer des meilleurs, trouver des personnes plus intelligentes que soi afin d’apprendre et évoluer constamment ».

Et depuis quelques semaines, Tony Parker met plus que jamais en pratique cette vision du leadership et se démène pour aider le sport français. Il est ainsi sur tous les fronts, dans les médias, lui le leader discret, auprès de la ministre déléguée aux sports, tentant de plaider, encore et encore, la cause du mouvement sportif français, ne pouvant se résoudre à voir mourir les clubs dans des championnats à huis clos dont le modèle économique n’est pas tenable. Il s’engage car pour lui « cette crise est une période très difficile. Elle représente une des plus grosses crises de l’humanité. Il est important d’être solidaires et de tous nous mobiliser. Nous essayons de trouver les meilleures solutions pour sauver le basket et le sport français en général. Nous travaillons main dans la main avec la ministre des sports, le ministre de l’éducation. Il faut trouver des solutions pour survivre à cette crise et rester positif même si les temps sont durs ».

Tony Parker est aujourd’hui une voix forte, une voix légitime, celle d’un leader qu’il serait bon d’écouter, pour que le sport soit enfin considéré comme une activité essentielle de nos sociétés. Nous avons plus que besoin de ces leaders inspirants, qui ont le courage de penser l’avenir autrement et de refuser de laisser mourir le mouvement sportif français, acteur majeur du lien social et du mieux vivre ensemble.

Article réalisé en partenariat avec Bloch Consulting.