Le navigateur Thomas Ruyant, vainqueur de la dernière édition dans la catégorie Imoca, ne prendra pas le départ de la prochaine Route du Rhum. Le Nordiste de 45 ans n’a pas trouvé de sponsor majeur pour financer son nouveau voilier.
Depuis quelques mois, Thomas Ruyant était dans l’incertitude quant à sa participation sur la Route du Rhum 2026. Ce lundi, le navigateur de 45 ans a officialisé sur ses réseaux sociaux qu’il ne sera pas au départ de la course transatlantique, faute d’avoir pu trouver un sponsor majeur pour son nouveau voilier.
Le Nordiste, grand spécialiste des courses transatlantiques (Mini Transat 2009, Route du Rhum 2010 et 2022, Transat AG2R 2018 et Transat Jacques Vabre 2021 et 2023), a publié un long message, présentant sa déception et sa détermination pour rebondir au plus vite. « En tant que tenant du titre, j’avais évidemment très envie de revenir défendre cette victoire, a déploré le vainqueur de l’édition 2022 en catégorie Imoca. Nous avions beaucoup d’atouts pour écrire une belle histoire : une équipe engagée et talentueuse, un nouveau bateau qui nous a bluffé et montré un potentiel incroyable dès ses premières navigations. »
Un nouvel Imoca mis à l’eau cet été
« Nous n’avons pas trouvé la collaboration avec un partenaire qui nous permette d’être à Saint-Malo dans de bonnes conditions. Aujourd’hui, je dois renoncer à cette Route du Rhum… Mais pas à la suite. Le circuit Imoca continue avec d’autres courses mythiques dès 2027 et déjà, à l’horizon, le Vendée Globe 2028. L’ambition est encore plus forte. L’énergie aussi. J’ai une envie immense de naviguer, de courir au large, de gagner. Et surtout de continuer à construire et raconter des belles aventures avec une équipe, un bateau et des partenaires qui partagent cette ambition. L’histoire est loin d’être terminée. »
Le bateau, un Imoca à foils tout neuf, avait été mis à l’eau cet été, avant de rentrer dans un hangar à Lorient (Morbihan). Thomas Ruyant avait besoin d’environ 2,5 M€ pour prendre part au Rhum dans de bonnes conditions, puis 4 à 5 M€ par an jusqu’au Vendée Globe 2028 pour couvrir le coût de son écurie TR Racing.
Ruyant n’est pas le seul à faire face à un marché du sponsoring sous tension dans l’univers de la course au large. Des marins d’envergure ont vu leurs contrats s’arrêter ces derniers mois ou n’ont pas réussi à lancer leurs projets Vendée Globe. Les navigateurs Armel Tripon et Maxime Sorel, également en Imoca, sont toujours à la recherche de financements pour pouvoir prendre le départ de la prochaine Route du Rhum, le 1er novembre.
