La voile est l’un des rares sports où femmes et hommes peuvent concourir sur les mêmes parcours et dans les mêmes compétitions. Si la pratique féminine progresse (36% de femmes licenciées FFVoile inscrites en compétition), les navigatrices restent encore très minoritaires lorsqu’il s’agit de course au large et de construction de projets professionnels. Cap pour Elles avec Engie recherche son nouveau duo féminin pour 2027.
Après Julia et Jeanne Courtois en 2021, Pamela Lee et Tiphaine Ragueneau en 2023, puis Aina Bauza et Axelle Pillain en 2025, deux nouvelles navigatrices auront ainsi l’opportunité de franchir un cap et de bénéficier de ce tremplin vers le haut niveau de la course au large. Pendant près d’un an, les lauréates bénéficient d’un accompagnement sportif, du mentoring d’Anne Combier, team manager qui travaille depuis plus de 30 ans aux côtés des skippers, d’une aide à la recherche de partenaires, d’un programme de communication et de relations presse, de production de contenus et de prise en charge des frais d’inscription. Engie contribue à donner au duo les moyens d’évoluer dans un environnement professionnel et sécurisé.
« La féminisation de la voile progresse, mais dès que l’on arrive dans la course au large et dans la construction de projets professionnels, les femmes restent encore trop peu nombreuses », constate Anne Combier.
Six navigatrices avec le vent dans les voiles

En trois éditions, six navigatrices ont déjà bénéficié de Cap pour Elles. Et pour plusieurs d’entre elles, l’arrivée de la Transat Café l’Or n’a pas marqué la fin de l’aventure. Premières lauréates du dispositif en 2021, les sœurs jumelles Julia et Jeanne Courtois ont ouvert la voie en disputant leur première transatlantique en Class40, terminée à la 38e place. Cinq ans plus tard, la course au large fait toujours partie de leur parcours. Elles se sont notamment tournées vers le circuit Mini 6.50. En 2023, Pamela Lee et Tiphaine Ragueneau leur ont succédé et terminé à la 29e place de la transatlantique. Depuis, chacune a construit son propre projet. Pamela Lee évolue aujourd’hui en Class40 avec Empowher. Revenue sur la Transat Café l’Or en 2025 avec son propre projet, elle y a terminé 17e. Après une 9e place sur la CIC Normandy Channel Race et une 5e place sur la Round Ireland Yacht Race cette saison, elle va participer à la Route du Rhum – Destination Guadeloupe. Tiphaine Ragueneau a, elle, choisi le circuit Figaro et la navigation en solitaire. Après une première Solitaire du Figaro en 2025, elle a pris cette année la 19e place de l’édition 2026. Elle travaille désormais à la construction d’un nouveau projet pour 2027. Enfin, les lauréates 2025, Aina Bauza et Axelle Pillain, ont terminé 20e de la Transat Café l’Or. Quelques mois plus tard, toutes deux sont toujours présentes sur le circuit Class40. Axelle Pillain a notamment pris part cette saison à la CIC Normandy Channel Race, terminée à la 13e place avec Sasha Lanièce. Aina Bauza prépare, elle, un nouveau défi majeur : la Route du Rhum, qu’elle disputera en solitaire en Class40.
L’appel à candidatures pour cette quatrième édition de Cap pour Elles avec Engie est ouvert jusqu’au 29 octobre. Après étude des dossiers et entretiens individuels, les trois meilleures candidatures seront annoncées le 9 novembre. Elles passeront ensuite par une phase de tests avant la mise en ligne de la sélection et le vote du public. Pour candidater, il ne faut pas avoir déjà disputé de transatlantique en course, à l’exception de la Transat 6.50. Le nouveau duo sera officiellement présenté le 26 novembre à la Maison de la Radio, à l’occasion de la conférence de presse de lancement de la Transat Café L’Or 2027 (départ du Havre le 21 octobre 2027).
« Renouveler notre soutien à « Cap pour Elles avec ENGIE », c’est faire vivre concrètement notre engagement pour la mixité et l’égalité des chances », conclut Dominique Wood-Benneteau, Directrice de la communication et de la marque d’Engie. « À travers cette initiative, nous voulons contribuer à rendre ces parcours plus visibles et encourager davantage de femmes à oser se projeter dans des environnements où elles restent encore sous-représentées. »

