C’est la fin de l’année, période traditionnelle des classements « des plus… ». Cinéma, culture, politique et sport, le Financial Times puise dans une large revue de catégories pour extraire « ses 25 femmes les plus influentes de 2021 ». Parmi celles-ci, on trouve Naomi Osaka.

Naomi Osaka est célébrée par le Financial Times au côté, entre autres, de l’actrice américaine Scarlett Johansson, de la militante afghane Sotooda Forotan ou de la présidente de la Chambre des représentants des États-Unis Nancy Pelosi.

Pour chaque femme sélectionnée, une personnalité dresse son portrait. C’est Billie Jean King qui a écrit celui de Naomi Osaka, éloignée des courts ces derniers mois pour cause de surcharge mentale : « Naomi est l’une des femmes d’affaires les plus prospères dans le sport, une militante de la justice raciale et elle transcende le sport, considère l’Américaine. […] Elle a inspiré des personnes du monde entier et a déclenché une conversation sur la santé mentale qui s’applique non seulement aux athlètes mais à tous les êtres humains. Très souvent, les athlètes ont une personnalité, une marque et une image qu’ils se sentent obligés de défendre. Naomi trace son propre chemin et est célébrée pour nous avoir montré que « c’est bien de ne pas être bien ». »

Si l’icône du tennis féminin est en extase devant la Japonaise, d’aucuns continuent de s’étonner de l’ambivalence de la quadruple lauréate en Grand Chelem entre ses paroles et ses actes.

Après sa défaite au troisième tour de l’US Open en septembre, l’ex-n°1 mondiale avait annoncé qu’elle prenait une pause pour se concentrer sur sa santé mentale. Sa saison, commencée avec une victoire lors de l’Open d’Australie, avait basculé à Roland-Garros. Informant avant le tournoi qu’elle refuserait de se rendre aux conférences de presse qui avaient selon elle un impact négatif sur sa santé mentale, la joueuse avait finalement déclaré forfait avant le deuxième tour du Grand Chelem parisien. Dernière porteuse de la flamme olympique à Tokyo, elle avait été sortie au troisième tour.

Début novembre, l’ex-n°1 mondiale a posté sur les réseaux sociaux une photo d’elle à l’entraînement… « Un peu rouillée, mais ça fait du bien d’être de retour », a écrit Osaka sur Twitter.